Le décret sur le «fait maison» sera publié mi-juillet, confirme le ministère de l’Économie

CONSOMMATION Cuisiné sur place ou réchauffé? La mention «fait maison» devrait permettre davantage de transparence sur les plats dans les restaurants…

R.L.

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Une fourchette et un couteau sur une table de restaurant
Une fourchette et un couteau sur une table de restaurant — Fred Tanneau AFP

Qu’avez-vous dans votre assiette? Le gouvernement planche sur les derniers détails du décret sur le «fait maison», qui devrait être publié dans deux semaines. «Nous sommes dans la phase finale. Notamment sur les produits qui vont déroger à la règle, explique le cabinet de Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire. Mais comme prévu initialement, le décret sera publié mi-juillet». Au final, qu’est-ce qui va changer?

Différencier la cuisine de l’usine

D’après le ministère, cette mention «fait maison» distinguera la transformation, réalisée dans le restaurant, de mets bruts, qu’ils soient frais ou surgelés. Ces produits pourront toutefois avoir été lavés, découpés, hachés ou désossés ailleurs. Des dérogations -en discussion actuellement- seront également accordées pour certains aliments, tels que le pain, les pâtes, les condiments, la charcuterie ou encore le beurre.

L’objectif est de permettre aux clients de différencier les plats préparés directement sur place, en cuisine, de ceux confectionnés en usine. La mention existe déjà mais sans avoir qualité de label, mentionne le Parisien dans son édition de lundi. En effet, la mention ne sera désormais plus facultative, mais obligatoire. «Si les restaurateurs ne précisent pas sur leur carte leurs plats cuisinés maison, ils seront rappelés à la loi et s’ils ne se mettent pas en conformité dans les trois à six mois, des amendes seront appliquées», selon une source proche du dossier.

«Au vu des critères, des chaînes de restauration rapide pourront apposer la mention»

«Notre objectif est d’inciter les restaurateurs à proposer davantage de plats faits maison, quitte à raccourcir leurs cartes. Bref, de créer un cercle vertueux», poursuit cette même source. Mais pour les restaurateurs, certaines incohérences risquent toutefois de peser sur le secteur.

Il y a un mois, Hubert Jan, président de la branche restauration à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), se montrait déjà sceptique: «Au vu des critères, des chaînes de restauration rapide pourront apposer la mention sur certains de leurs sandwichs… Je ne suis pas sûr que cette évolution réponde réellement au besoin de transparence des Français.», déclarait-il à 20 Minutes.