Alstom: Un accord conclu avec Bouygues pour que l’Etat devienne le principal actionnaire

ECONOMIE L’Etat se donne deux ans pour racheter les 20% du capital…

20 Minutes avec AFP

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Le logo du groupe Alstom flottant à Levallois-Perret le 27 avril 2014
Le logo du groupe Alstom flottant à Levallois-Perret le 27 avril 2014 — Patrick Kovarik AFP

Un accord a été conclu ce dimanche avec Bouygues pour que l'Etat puisse entrer au conseil d'administration d'Alstom dès que l'alliance avec General Electric sera finalisée, a annoncé le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg sur France 2.

>> Lire notre éclairage: Quel futur pour Alstom?

L'Etat s'est donné environ deux ans pour racheter les 20% du capital qu'il convoite, à Bouygues ou sur le marché, et devenir le principal actionnaire. Entretemps Bouygues lui cède ses droits de vote au conseil d'administration, précisent Bouygues et Bercy dans des communiqués séparés.

L'État veut acheter au prix du marché

Cette prise de participation au capital se fera sous forme d'options d'achat des actions valable 20 mois. L'État veut acheter au prix du marché, actuellement 28 euros, mais Bouygues, qui estime que le cours du titre ne reflète pas la valeur de l'entreprise, voulait vendre 35 euros.

Durant ces 20 mois, Bouygues parie sur une hausse des cours, qui conduira l'État dans le cadre de ces options à lui acheter ses titres sur une base de 35 euros qui sera alors le prix du marché.

L'État se garde la possibilité d'acquérir ses 20% sur le marché, sans passer par Bouygues.

Peut-être pas avant la fin du premier trimestre 2015

L'entrée au capital et au conseil d'administration se feront une fois finalisée l'alliance entre Alstom et GE, c'est-à-dire après consultation des instances représentatives du personnel, du feu vert des régulateurs et de l'approbation des actionnaires.

Cela pourrait ne pas intervenir avant «la fin du premier trimestre 2015», indique-t-on de source proche du dossier.

Samedi, le conseil d'administration d'Alstom a dit «oui» à l'offre de l'américain General Electric pour lui vendre une partie de son activité énergie, créer des co-entreprises dans d'autres secteurs énergétiques et racheter des activités dans le secteur du transport, mettant un terme a un feuilleton qui a défrayé la chronique économique depuis plusieurs mois.