Alstom: Bouygues et l'Etat auraient trouvé un accord

ECONOMIE Les discussions se poursuivent selon un négociateur…

20 Minutes avec AFP

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Le siège d'Alstom à Levallois-Perret le 27 avril 2014
Le siège d'Alstom à Levallois-Perret le 27 avril 2014 — Patrick Kovarik AFP

Un «accord a été trouvé» sur le prix du rachat par l’État des 20 % du capital d’Alstom détenus par Bouygues, a annoncé une source proche du dossier.

«Une annonce sera faite plus tard», a ajouté cette source, qui ne pouvait pas dans l’immédiat donner les modalités de cet accord. Les discussions se poursuivent, selon un négociateur.

François Hollande avait, dans la matinée, dit compter sur «des avancées d’ici la fin de la journée».

Alstom doit se prononcer lundi sur l’offre de GE

Le projet d’alliance entre Alstom et l’américain General Electric (GE) était suspendu samedi aux négociations tendues entre l’industriel et le gouvernement qui n’arrivaient pas à s’accorder sur le prix, selon des sources proches du dossier.

Et les minutes comptaient car Alstom doit se prononcer au plus tard lundi sur la proposition de General Electric, avant expiration de l’offre.

L’État souhaitait racheter ces parts (soit deux tiers du capital détenu au total par Bouygues) au prix du cours actuel, soit 28 euros par action, selon la dernière cotation d’Alstom vendredi à la clôture de la Bourse de Paris. Mais Bouygues en demandait environ 35 euros par action, soit la valorisation que le groupe fait lui-même de sa participation dans ses comptes (3,07 milliards pour environ 30 % du capital d’Alstom).

Le gouvernement favorable au projet de l’américain

«S’il n’y avait pas ces avancées, s’il n’y avait pas cette vente à un prix qui pour le gouvernement soit acceptable, alors il y aurait nécessairement à revenir sur l’alliance telle qu’elle vient d’être annoncée», avait mis en garde un peu plus tôt le président de la République?

Vendredi, le gouvernement s’était prononcé en faveur du projet de l’américain face à celui du tandem germano-nippon Siemens/Mitsubishi Heavy Industries. Il avait annoncé dans le même temps et à la surprise générale qu’il comptait devenir l’actionnaire principal d’Alstom afin d’exercer sa «vigilance patriotique», selon les mots du ministre de l’Économie d’Arnaud Montebourg.