Carrefour va racheter 800 magasins français Dia

HARD DISCOUNT Confronté au plongeon de ses ventes en France, l’espagnol Dia avait annoncé en mai avoir lancé la vente de toutes ses activités dans le pays...

20 Minutes avec AFP

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Carrefour a décidé de suspendre ses achats de crevettes auprès d'une entreprise thaïlandaise
Carrefour a décidé de suspendre ses achats de crevettes auprès d'une entreprise thaïlandaise — Fred Tanneau AFP

Le groupe de grande distribution Carrefour a annoncé vendredi avoir signé une promesse d’achat pour reprendre les plus de 800 magasins français de Dia, numéro trois mondial du hard-discount, sur la base d’une valeur d’entreprise de 600 millions d’euros.

Confronté au plongeon de ses ventes dans l’Hexagone, l’espagnol Dia avait annoncé en mai avoir lancé la vente de toutes ses activités dans le pays, où il emploie 7.500 employés.

Répondre aux besoins de ses clients

Plusieurs noms circulaient pour une potentielle reprise, notamment ceux des groupes Carrefour et Casino. Vendredi soir, Carrefour a annoncé avoir «signé une promesse d’achat dans le cadre d’un accord d’exclusivité avec Dia pour l’acquisition de la société Dia France, sur la base d’une valeur d’entreprise de 600 millions d’euros».

«Cette opération contribuerait à la croissance du réseau multiformat de Carrefour sur son marché domestique. Elle permettrait de répondre au mieux aux besoins de ses clients en offrant des services adaptés à l’évolution de leurs modes de consommation», résume Carrefour.

Volonté de Carrefour de relancer son expansion

Elle s’inscrit également dans la volonté de Carrefour, exprimée par son PDG en mars, de relancer son expansion, avec de nouvelles ouvertures notamment en France.

Le groupe précise que «la réalisation de la transaction est subordonnée à la signature d’accords finaux suite à la consultation des instances représentatives du personnel de Dia France et à l’approbation des autorités de la concurrence compétentes».

En 2013, les ventes de Dia ont plongé de près de 11 % en France, en raison d’une perte de vitesse générale du hard-discount, concurrencé sur les prix bas par les acteurs traditionnels de la distribution.