Breton, Cirelli et Pepy démentent être intéressés par la présidence d'EDF

© 2014 AFP

— 

Une facture EDF
Une facture EDF — Philippe Huguen AFP

Le patron d'Atos Thierry Breton a démenti mardi être intéressé par la présidence d'EDF, tout comme l'entourage du vice-président de GDF-Suez Jean-François Cirelli et celui du patron de la SNCF Guillaume Pepy, aussi présentés comme candidats potentiels au poste par une source proche du dossier.

«Thierry Breton dément formellement l'information publiée ce jour par l'AFP selon laquelle il serait intéressé par la Présidence d'EDF. Il dément tout aussi formellement avoir jamais fait la moindre offre de service en ce sens», dans un court mail adressé à l'AFP.

Une source proche du dossier avait indiqué plus tôt à l'AFP que M. Breton, ancien ministre de l'Economie, visait la succession d'Henri Proglio en fin d'année.

«Thierry Breton a fait des offres de service à (Jean-Pierre) Jouyet», l'actuel secrétaire général de l'Elysée, «pour la présidence d'EDF», a déclaré cette source.

Elle a ajouté que Jean-François Cirelli, actuellement vice-président de GDF-Suez, était également sur les rangs, ainsi que Guillaume Pepy, le président de la SNCF.

Dans l'entourage de Jean-François Cirelli, «on dément cette rumeur de l'intérêt pour la présidence d'EDF».

Il s'agit d'une «rumeur sans fondement», a réagi une porte-parole du groupe à l'AFP.

Même son de cloche dans l'entourage du président de la SNCF. «Guillaume Pepy dément formellement être intéressé ou avoir manifesté une candidature», a déclaré un de ses proches.

Dans son démenti, l'ancien ministre de l’Economie Thierry Breton «estime que la continuité est nécessaire à la direction d'EDF dont Henri Proglio est un excellent président».

Il ajoute que si la présidence d'EDF lui avait été proposée, sa réponse aurait été «ferme et définitive: pour moi, c'est non ».

Lundi, la lettre confidentielle Hexagones avait indiqué que «François Hollande devrait proposer la présidence d’EDF à Thierry Breton», «un choix qui s’explique par la volonté d’ouverture politique au centre droit du chef de l’État».

Le mandat de Henri Proglio, nommé en 2009 à la tête du groupe, s'achève en novembre et le PDG d'EDF est candidat à sa propre succession.

Pour la source proche, M. Proglio n'est pas mal placé. Le président François «Hollande n'a pas intérêt à prendre des risques alors que la boîte tourne bien. Les résultats sont bons, il n'y a pas eu une heure de grève depuis qu'il est président et il est apprécié par ses troupes».

En outre, il ne sera pas aisé de trouver un dirigeant qui accepte les conditions financières du poste, a fait valoir cette source, sachant que l'Etat a limité à 450.000 euros par an la rémunération des dirigeants des entreprises dans lesquelles il est majoritaire, alors que les patrons du CAC 40 touchent en moyenne cinq fois plus.