Les récalcitrants un peu moins sceptiques

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En matière de monnaie, les Quinze se comptent douze. Car, à l’instar du Royaume-Uni, le Danemark et la Suède continuent à dire « oui » à l’Europe, en refusant l’euro. Au risque de se voir marginalisés. Les eurosceptiques disposaient encore récemment d’un argument de poids : la faiblesse de la monnaie unique face au dollar, signe de la méfiance des investisseurs. Mais, en quelques mois, le rapport de forces s’est inversé : l’euro s’envole et rattrape le temps perdu depuis sa création, en 1999. Même gagnée en grande partie par défaut, à la faveur des difficultés de l’économie américaine, cette crédibilité toute neuve renforce les europhiles dans les trois pays récalcitrants. Mais rien n’est joué. En Suède, le 14 septembre, un référendum y décidera de l’éventuel abandon de la couronne au 1er janvier 2006. Selon un récent sondage, le « non » recueillerait 48 % des suffrages, le « oui » 34 %.