Les Britanniques craignent toujours de se livrer à l’euro

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L’euro n’est pas encore apte à traverser la Manche. Sans surprise, le chancelier de l’Echiquier – le ministre britannique des Finances – l’a annoncé hier, devant la Chambre des communes (le Parlement). Mais ce n’est que partie remise, soutient Gordon Brown. Tony Blair reste en effet persuadé que le Royaume-Uni ne pourra guère s’imposer au sein de l’Union européenne en continuant à refuser son principal symbole. Mais selon les sondages, près de 60 % des Britanniques refusent l’abandon de la livre sterling. Gordon Brown l’assure pourtant : aucun calcul politique n’est intervenu dans la décision d’hier. Un passage à l’euro ne remplirait, en réalité, que deux des cinq conditions posées par Londres. Il favoriserait les investissements et préserverait la compétitivité de la City. Mais la croissance reste nettement moins élevée sur le continent. Ce décalage menacerait la croissance et l’emploi dans le Royaume-Uni, qui ne serait pas en mesure d’éviter la contagion. Concession aux europhiles : à l’automne, le gouvernement déposera un projet de loi sur l’organisation d’un référendum. En se gardant de préciser quand cette consultation aurait lieu. F. K.