Recul de la consommation de poisson en France

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Un vendeur de poisson sur un marché de Lille le 18 août 2013
Un vendeur de poisson sur un marché de Lille le 18 août 2013 — Philippe Huguen AFP

La consommation de produits de la mer a reculé en France depuis un an, à cause principalement de la hausse des prix, notamment pour le saumon, qui perd sa place de 1er poisson consommé au profit du cabillaud, moins cher.

Entre mars 2013 et mars 2014, les achats de poisson frais ont diminué de 5%, en volume, par rapport aux douze mois précédents, alors que le prix moyen d'achat augmente de 3%, selon un bilan publié samedi par l'établissement national FranceAgriMer.

«Cette évolution s'explique par l'important recul du volume des achats de saumon frais (-25%), qui représentent 20% du volume des achats de poisson frais», explique l'organisme statistique. Les achats de saumon fumé ont reculé de 12%.

A l'inverse, les Français ont acheté 13% de cabillaud de plus que l'année précédente, «grâce à un prix en repli de 3%».

«Le cabillaud devient la première espèce consommée, devant le saumon», résume FranceAgrimer, avec jusqu'à 7 points d'écart en faveur du premier dans la part des achats de poisson frais.

Les cours du saumon, 1ère espèce importée en France, ont flambé l'an dernier à cause notamment de l'accroissement de la demande mondiale.

En moyenne sur 12 mois à fin mars 2014, le prix moyen du saumon entier congelé importé a augmenté d'un tiers. La hausse s'est accentuée entre janvier et avril 2014, où le prix a augmenté de 50%. Conséquence: les importations de ce poisson ont reculé de 5% à fin mars 2014.

Le cabillaud «dont les disponibilités sont abondantes», et les poissons blancs en général, profitent de cette situation. Les importations de cabillaud entier réfrigéré ont augmenté de 50% en volume.

Les achats de coquillages ont reculé (-5% pour les moules, -4% pour les coquilles Saint-Jacques) tout comme ceux de crevettes et gambas cuites (-16%).

En France, les volumes de pêche ont légèrement reculé sur un an, de 2%, en raison des fortes tempêtes de l'hiver qui ont empêché les bateaux de sortir en février. Les pêches de mars, très importantes, ont toutefois quasiment compensé le retard pris le mois précédent.