Alstom: General Electric s'engage à créer 1.000 emplois en France

ECONOMIE L'emploi est une préoccupation majeures du gouvernement, qui s'est posé en arbitre dans ce dossier qu'il juge stratégique pour les intérêts industriels du pays...

R.L. avec AFP

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Le siège d'Alstom à Paris le 24 avril 2014.
Le siège d'Alstom à Paris le 24 avril 2014. — SOLAL/SIPA

General Electric a promis de créer 1.000 emplois en France s'il s'empare du pôle énergie d'Alstom, après une réunion à l'Elysée qui a salué l'amélioration de son offre sur le fleuron industriel français, tout en estimant qu'il pouvait encore faire mieux.

L'emploi est une des préoccupations majeures du gouvernement, qui s'est posé en arbitre dans ce dossier qu'il juge stratégique pour les intérêts industriels de la France, en particulier dans le nucléaire.

1.000 emplois sur trois ans

«General Electric s'engage à créer 1.000 emplois en France sur trois ans», a indiqué une source proche du dossier à l'AFP, à l'issue d'une rencontre entre le président de la République François Hollande et le PDG du conglomérat, Jeffrey Immelt. Ces créations «nettes» d'«emplois industriels» seraient passées en revue par une instance indépendante, a-t-elle précisé.

C'était la deuxième fois que Jeffrey Immelt était reçu à l'Elysée depuis que GE a formalisé fin avril son offre d'un montant de 12,35 milliards d'euros pour racheter les activités d'énergie d'Alstom, élaborée secrètement avec le fabricant de TGV et de centrales électriques au grand dam du gouvernement.

A la demande de l'exécutif, qui refusait d'être mis devant le fait accompli, GE a décidé la semaine dernière de prolonger son offre de trois semaines, jusqu'au 23 juin, pour convaincre de sa pertinence face à la proposition de son rival allemand Siemens, qui a les faveurs de Bercy.

«La proposition de General Electric s'est précisée»

Le groupe du Connecticut est implanté de longue date en France, où il compte 10.000 employés, et son patron s'était engagé mardi devant l'Assemblée nationale à prendre des «engagements chiffrés» sur l'emploi.

«Aujourd'hui, il a été possible de constater que la proposition de General Electric s'est précisée, s'est améliorée, s'est renforcée, notamment sur l'emploi», a-t-on indiqué à l'Elysée, sans commenter les chiffres avancés.

Il reste toutefois «du travail à accomplir au cours des prochaines semaines», même s'il se fait «en bonne intelligence», a-t-on ajouté de même source. GE a répété à plusieurs reprises qu'il localiserait en France ses centres mondiaux pour les activités turbine à vapeur, énergie hydraulique, éolien offshore et réseaux électriques, tandis que le "centre d'excellence" pour les turbines à gaz resterait à Belfort.

«Nous avons eu une discussion constructive sur le détail de notre projet d'alliance avec Alstom. Nous progressons et pensons aboutir à une conclusion ces toutes prochaines semaines», a-t-il assuré dans un communiqué.