La Bourse de Paris grappille 0,04% et améliore son record annuel

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Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris
Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris — Stéphane de Sakutin AFP

La Bourse de Paris a terminé mercredi la séance comme elle l'avait commencée, soit à l'équilibre (+0,04%), en améliorant néanmoins au passage de quelques points son record annuel, dans une séance très pauvre en actualités.

L'indice CAC 40 a progressé de 1,88 point à 4.531,63 points. Il évolue ainsi à ses plus hauts niveaux depuis 2008 sans parvenir toutefois depuis des semaines à dépasser son niveau de clôture du 2 septembre 2008 (4,539,07 points). La veille, il avait déjà inscrit un record en grignotant 0,06%.

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a également terminé à l'équilibre (-0,02%), tout comme celle de Londres (+0,09%). Par ailleurs l'Eurostoxx a pris 0,06%.

La place parisienne a gravité toute la séance autour de l'équilibre, l'ouverture également indécise de Wall Street n'ayant pas apporté davantage d'impulsion.

«Les investisseurs sont dans l'attente de ce que pourrait décider la Banque centrale européenne en matière de stimulation monétaire de façon à réveiller l'économie et cela fait plusieurs jours que cela dure», a souligné Emmanuel Soupre, responsable de la gestion actions France de Neuflize OBC Investissements.

«Cela explique pourquoi le marché continue néanmoins de monter petit à petit, porté par la confiance, qui est en train de se généraliser, dans l'idée que la BCE va prendre des mesures positives pour stimuler l'économie», a-t-il poursuivi.

«Les investisseurs ont l'espoir d'avoir des chiffres économiques un peu meilleurs pour reprendre le sentier d'une croissance même modeste» et si, parallèlement à cette amélioration, «la BCE passe à l'action, tout cela concourt à créer des conditions favorables aux marchés actions», selon lui.

Les espoirs de voir l'institution monétaire européenne prendre des mesures de soutien lors de sa prochaine réunion la semaine prochaine ont été largement entretenus cette semaine par les nombreuses déclarations de ses responsables, réunis pendant trois jours à Sintra au Portugal. Les banquiers centraux européens n'ont en effet eu de cesse de répéter leur détermination à prendre les mesures nécessaires pour contrer le spectre de l'inflation basse, tout en restant évasifs sur l'arsenal à déployer.

Focalisés sur les politiques monétaires, les investisseurs n'ont pas vraiment levé les yeux sur les quelques publications de la matinée en Europe.

Le nombre de chômeurs a légèrement grimpé en Allemagne en mai, de manière inattendue, et la confiance dans l'économie de la zone s'est elle légèrement amélioré en mai. L'octroi de crédits au secteur privé en zone euro a lui reculé de 1,8% en avril, soit moins que le mois précédent (-2,2%).

Ce dernier indicateur montre «une tentative d'amélioration (...), mais reste assez faible pour que la BCE lance un assouplissement monétaire supplémentaire lors de sa réunion de la semaine prochaine», a remarqué Martin Van Vliet chez le bancassureur ING.

Parmi les valeurs, Alstom a gagné 1,06% à 29 euros alors que les enchères montent pour sa branche énergie. General Electric s'est engagé à créer 1.000 emplois en France s'il parvient à mettre la main sur ce pôle, et affirme réfléchir aussi aux moyens de renforcer les activités de transport du fleuron industriel français. De son côté, Siemens pourrait déposer son offre de rachat «au plus tard» le 16 juin, si l'égalité de traitement avec GE lui est garantie.

Crédit Agricole a engrangé 1,62% à 11,95 euros, après avoir annoncé qu'il ramènerait sa part dans Banco Espirito Santo (BES) de 20,1% à «environ 15%», à l'issue de l'augmentation de capital lancée mardi par la banque portugaise.

Neopost a fermé la marche sur l'indice SBF 120 (-4,61% à 58,75 euros), après avoir admis une «performance modeste» au premier trimestre, avec un chiffre d'affaires en recul de 2,6%.

A l'autre extrémité, Ipsen (+4,76% à 37,10 euros) a poursuivi son mouvement de hausse porté par des réappréciations depuis plusieurs semaines.

Adocia a bondi de 5,82% à 12,18 euros, grâce au lancement d'un programme de certificats de dépôts américains (ADR) pour faciliter l'accès des investisseurs américains à ses actions.

Cegedim a chuté de 3,96% à 25,45 euros, à cause de résultats inférieurs aux attentes malgré la réduction de sa perte nette au premier trimestre.

Lagardère a pris 0,53% à 26,39 euros, après avoir annoncé tabler sur une hausse d'environ 5% par an de son résultat opérationnel courant d'ici 2018, ainsi que sur une progression supérieure à 3% en moyenne par an de son chiffre d'affaires organique sur cette période.

Euronext (CAC 40)