Bercy dément la vente de 15% d'EDF

ENERGIE C'est ce qu'indiquait un peu plus tôt le syndicat CFE-CGC...

M.P. avec AFP
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Illustration d'un site d'EDF.
Illustration d'un site d'EDF. — SEBASTIEN BOZON / AFP

La fédération CFE-CGC de l'énergie affirme mardi avoir appris «de sources concordantes» que l'Etat s'apprêterait à céder 15% d'EDF, mais le ministère des Finances, celui de l'Economie et l'Agence des participations de l'Etat (APE) ont démenti. «A la suite d'informations de presse», Michel Sapin et Arnaud Montebourg ont formellement démenti dans un communiqué «les rumeurs selon lesquelles l'Etat s'apprêterait à céder des actions EDF».

Le ministère des Finances a indiqué à l'AFP qu'il «démentait formellement», ajoutant: «cela ne vient de nulle part» et l'entourage du ministre de l'Economie a également démenti. L'Agence des participations de l'Etat a quant à elle qualifié ces informations de «rumeur infondée». Sollicité par l'AFP, EDF s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.

Un impact sur l'emploi?

Dans son communiqué, la CFE-CGC dénonce «l'incohérence de l'État» et se demande s'il est prêt «à brader EDF aux Chinois et aux Qataris».

Selon le syndicat, si l'Etat cède 15% d'EDF, il y aura des répercussions pour les consommateurs. «Les prix, parmi les plus bas d'Europe, vont inéluctablement s'envoler pour satisfaire les exigences de profits des nouveaux actionnaires», dit-il.

Une telle cession aura aussi un impact sur l'emploi avec «une réduction immédiate des investissements sur le territoire français qui entrainera une destruction massive des emplois», dit le syndicat.

Une ancienne rumeur

«Pire, l'État abandonne la maîtrise de la filière nucléaire!», dénonce la CFE-CGC.

Fin avril, des informations de presse avaient déjà suggéré une vente par l'Etat d'une partie des 84% qu'il détient dans EDF pour renflouer Alstom, fleuron industriel français.