Alcatel-Lucent supprime 12.500 emplois

ECONOMIE Le groupe de télécommunications veut économiser 1,7 milliard d'euros en trois ans…

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L'équipementier Alcatel-Lucent pourrait annoncer prochainement quelque 15 à 20.000 suppressions d'emplois, un chiffre supérieur aux 9.000 départs évoqués jusqu'alors par le groupe, selon une information publiée mardi sur le site de l'Expansion qui cite des sources industrielles.
L'équipementier Alcatel-Lucent pourrait annoncer prochainement quelque 15 à 20.000 suppressions d'emplois, un chiffre supérieur aux 9.000 départs évoqués jusqu'alors par le groupe, selon une information publiée mardi sur le site de l'Expansion qui cite des sources industrielles. — Jacques Demarthon AFP/Archives
C’est plus que prévu. L'équipementier de télécommunications Alcatel-Lucent a annoncé vendredi, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels 2006, la suppression de 12.500 emplois en trois ans. Un chiffre supérieur aux 9.000 qu'il avait initialement annoncés. En cause, les mauvais résultats financiers au cours du 4ème trimestre 2006.

Bénéfice divisé par trois

Le groupe, issu de la fusion entre le Français Alcatel et l'Américain Lucent, a dévoilé vendredi un bénéfice «pro forma» en nette baisse, divisé par plus de trois, à 522 millions d'euros contre 1,67 milliard en 2005.

Les détails du plan dévoilés la semaine prochaine

Les suppressions d'emplois, qui toucheront l'ensemble des filiales du groupe à travers le monde, s'inscrivent dans le cadre d'un plan d'économies désormais de 1,7 milliard d'euros en trois ans, a précisé le groupe dans un communiqué.

Le directeur financier, Jean-Pascal Beaufret, n'a pas précisé la répartition des suppressions d'effectifs par pays ni les dates auxquelles elles auront lieu. Ces plans sociaux doivent être communiqués aux Comités centraux d'entreprises (CCE) des filiales les 13 et 14 février, et au Comité de groupe France le 16 février.

Fusion «cauchemar», selon les syndicats


L'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO) du groupe avait appelé dès jeudi «à un premier arrêt de travail de deux heures le 15 février» pour «dire non aux suppressions d'emplois programmées».

«La direction a décidé de transformer la fusion entre Alcatel et Lucent en cauchemar», avait estimé l'intersyndicale dans un communiqué, en dénonçant «l'ampleur terrifiante» des suppressions d'emplois.

(Photo: Serge Tchuruk et Patricia Russo, la doublette à la tête d'Alcatel-Lucent)