Economie: L'OCDE ne prévoit pas de baisse du chômage en France avant «fin 2015»

PERSPECTIVES François Hollande a réitéré ce matin sur BFMTV son engagement à inverser la courbe du chômage...

20 minutes avec AFP

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Le nombre de demandeurs d'emploi augmente pour le 22e mois de suite.
Le nombre de demandeurs d'emploi augmente pour le 22e mois de suite. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

 Le chômage en France métropolitaine ne devrait baisser faiblement» que «vers la fin 2015», à 9,8%, après une stabilisation à 9,9% en 2014, selon les dernières perspectives économiques de l'OCDE publiées mardi.

«Le taux de chômage ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015», juge l'Organisation de coopération et de développement économiques, tout en estimant que les exonérations de cotisations patronales et les crédits d'impôt accordés aux entreprises par le pacte de responsabilité devraient soutenir l'emploi.

Elle abaisse sa prévision de croissance

L'OCDE a abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2014, à 3,4% contre 3,6% attendus en novembre dernier, mais a maintenu son pronostic de 3,9% pour 2015.

Dans la dernière édition de ses «Perspectives économiques mondiales», publiée mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques estime que la reprise «a gagné en dynamisme» dans les pays développés et que les risques sur l'économie mondiale sont «plus équilibrés», mais prévient que l'accompagnement de la décélération de certains pays émergents, en particulier de la Chine, est « un défi majeur ».

Elle appelle la BCE à lutter contre l'inflation

L'OCDE a appelé la Banque centrale européenne à «prendre de nouvelles mesures pour ramener plus fermement l'inflation vers son objectif», soit un peu moins de 2%, et à «se tenir prête à prendre d'autres mesures d'expansion non conventionnelles», dans un rapport publié mardi.

De manière générale, l'Organisation de coopération et de développement économiques juge dans ses «Perspectives économiques mondiales» que «les politiques monétaires doivent rester accommodantes», sauf aux Etats-Unis, où elle invite la Réserve fédérale à mettre fin en 2014 à ses achats d'actifs ainsi qu'à relever ses taux en 2015.