Athènes va évoquer le sujet de sa dette à l'Eurogroupe du 5 mai

ECONOMIE Les résultats publiés la semaine dernière par Eurostat, confirment qu’Athènes avait dégagé en 2013 un excédent primaire de 0,8 % du PIB…

R.L. avec AFP

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Des drapeaux européens, près du batiment de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique
Des drapeaux européens, près du batiment de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique —

La Grèce, toujours plombée par sa dette publique, est déterminée à ouvrir la discussion sur l’éventuel allégement de celle-ci lors du prochain Eurogroupe le 5 mai, a indiqué ce lundi le ministre des Finances à Athènes.

Un excédent primaire de 0,8 % du PIB

Les résultats publiés la semaine dernière par Eurostat, confirmant qu’Athènes avait dégagé en 2013 un excédent primaire de 0,8 % du PIB, «ouvrent la voie à la discussion sur l’allégement de la dette selon ce qui a été convenu avec nos partenaires» UE et FMI, a affirmé Yannis Stournaras.

«Dans le prochain Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) le 5 mai, le gouvernement grec va évoquer cette question pour que le débat commence», a-t-il ajouté à l’occasion une conférence gréco-chinoise.

Basée sur les données d’Eurostat, la Commission européenne a indiqué mercredi dernier que la Grèce avait réalisé un excédent primaire (hors charges des remboursements de sa dette et mesures liées à la crise comme le soutien aux banques) de 1,5 milliard d’euros, correspondant à 0,8 % du PIB.

La croissance d’ici fin 2014?

C’est la première fois depuis plus de dix ans que le pays effectue un tel résultat «au prix d’énormes sacrifices», a réitéré le ministre, faisant allusion aux mesures d’austérité stricte imposée ces dernières années en échange de deux prêts importants octroyés à la Grèce par l’UE et le FMI, de 240 milliards d’euros au total.

Athènes ne cesse d’espérer une nouvelle restructuration de sa dette en évoquant la décision du sommet européen de novembre 2012, selon laquelle l’UE s’était engagée d’aborder l’allégement de la dette publique du pays si ce dernier arrivait à dégager un excédent primaire en 2013.

Toutefois, à l’opposé du FMI qui est en faveur d’une réduction pure et simple du montant de la dette, l’UE ne s’est pas encore ouvertement prononcée sur cette question. La Grèce devrait renouer avec la croissance d’ici fin 2014 après six ans de récession et malgré cette dette qui a atteint en 2013 175,1 % du PIB, à plus de 310 milliards d’euros.