Rennes: L'usine PSA de La Janais, vitrine du futur ?

ECONOMIE Le site rennais pourrait travailler sur les matériaux composites...

A Rennes, Camille Allain

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Une usine de montage PSA Peugeot Citroën
Une usine de montage PSA Peugeot Citroën — D.R.

Plombée par l’annonce de la suppression d’une demi-équipe ce jeudi en comité d’établissement, l’usine PSA de la Janais pourrait rebondir grâce à un projet de réindustrialisation ambitieux. Le site rennais a été retenu pour abriter l’un des projets pilotes du plan « usine du futur » mené par le ministère du Redressement productif. Un pôle de recherche dédié aux matériaux composites devrait voir le jour dans l’usine de Chartres-de Bretagne. Révélée par Le Figaro, l’information a été confirmée par la direction de l’usine. « Ce service intégrera le futur pôle carrosserie Excelcar déjà acté dans le plan de réindustrialisation. On travaillera sur les matériaux composites pour alléger le poids de nos véhicules », explique la direction. Objectif : alléger les voitures et ainsi diminuer la consommation de carburant.

Lancement en septembre

L'activité de recherche sur les composites devrait permettre de créer une trentaine d’emplois d’ici septembre au sein du pôle carrosserie qui comptera 85 personnes. Pour l'usine, cette opportunité lui offre la possibilité de devenir une vitrine du savoir-faire local. « Ce n’est encore qu’un projet. Mais on sera là sur un volet de recherche, en partenariat avec des instituts et des équipementiers. On aura un rôle de démonstrateur », poursuit la direction.

Le ministère et les collectivités aideront au financement dans l’espoir d’y créer une véritable filière industrielle. L'entreprise finistérienne Coriolis, spécialisée dans les matériaux composites, devrait également prendre part au projet. Depuis le plan de sauvegarde de l'emploi qui a vu le départ de 1.400 salariés, PSA cherche à développer de nouvelles activités dans son usine, aujourd'hui à moitié vide. Depuis le mois de février, des ouvriers travaillent par exemple à la réfection des rames de TGV de la SNCF. Le groupe de BTP Pigeon et la société B3E, spécialisée dans l'adaptation de conteneurs maritimes en logements devraient suivre. A terme, 400 emplois pourraient être concernés par ce plan de réindustrialisation.