Rachat de SFR: Arnaud Montebourg continue d’appuyer l’offre de Bouygues

TELECOMS Alors que l’affaire est entérinée, l’offre de Numericable ayant été acceptée vendredi dernier…

B. de V.

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Arnaud Montebourg, le 3 avril 2014 lors de la passation de pouvoir à Bercy.
Arnaud Montebourg, le 3 avril 2014 lors de la passation de pouvoir à Bercy. — Christophe Ena/AP/SIPA

Il n’en démord pas. Entendu ce mercredi par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, à la demande d’Henri Emmanuelli, pour ses -vaines- prises de positions pro-Bouygues dans le processus de vente de SFR, Arnaud Montebourg est resté ferme malgré l’échec de Martin Bouygues.

Mais pour le ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, la victoire est quand même là. Il assure que ses interventions auront permis au gouvernement d’obtenir des engagements forts dans les domaines de l’emploi et de l’investissement dans les réseaux très haut débit fixes. «Sinon, il n’aurait été question que de gros sous», a affirmé le ministre.

Mise en place «d’un observatoire de sous-traitants dans les télécoms»

Pour Montebourg, l’offre de Bouygues était plus stabilisante puisqu’elle aurait fait passer le marché de quatre à trois acteurs dans le mobile. Il a ensuite rappelé que les engagements pris par Bouygues en matière d’emploi semblaient plus favorables. Il a ainsi annoncé la mise en place «d’un observatoire de sous-traitants dans les télécoms», afin que les engagements pris par Patrick Drahi, le patron de Numericable, sur l’emploi dans son entreprise et chez SFR ne se traduisent pas par des réductions de poste chez ses fournisseurs. Il a par ailleurs affirmé qu’il demanderait à Numericable de «relocaliser ses centres d’appels en France».

Interrogé sur son implication auprès de la CDC, la caisse des dépôts et consignation ayant apporté son soutien financier -300 millions d'euros- à cette opération, aux côtés d’autres investisseurs, Arnaud Montebourg a rappelé que la «CDC est sous la surveillance des parlementaires depuis 1816 et non pas du gouvernement». Il a même invité les intervenants à poser leurs questions à Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance de la CDC.