La CFE-CGC renonce à signer le pacte de responsabilité

SOCIAL La confédération des cadres avait pourtant annoncé qu'elle ratifiait l'accord conclu entre le patronat...

B. de V. avec AFP

— 

La numéro un de la CFE-CGC, Carole Couvert, a haussé le ton lundi pour faire entendre la voix des classes moyennes et des cadres, "plumés de tous les côtés" et, à défaut de descendre dans la rue mardi, elle entend défendre ses propositions sur les retraites lors du débat parlementaire
La numéro un de la CFE-CGC, Carole Couvert, a haussé le ton lundi pour faire entendre la voix des classes moyennes et des cadres, "plumés de tous les côtés" et, à défaut de descendre dans la rue mardi, elle entend défendre ses propositions sur les retraites lors du débat parlementaire — AFP

La CFE-CGC, syndicat des cadres, renonce à signer l'accord sur le pacte de responsabilité, jugeant que «la confiance avec le patronat était rompue», a annoncé mardi sa présidente Carole Couvert.

Le 10 mars, la confédération des cadres avait pourtant annoncé qu'elle ratifiait l'accord conclu entre le patronat, la CFDT, la CFTC et elle-même sur les contreparties aux allègements de charges.

«L'accord Unédic, c'est du bricolage»

Ce changement de pied, qui intervient après la négociation sur l'Unédic, est «un acte exceptionnel», a déclaré Couvert, qui a confirmé aussi le refus de valider l'accord sur l'indemnisation des chômeurs.

«Nous avons décidé à l'unanimité de ne pas signer le texte sur l'assurance chômage qui pose un problème d'équité, nous constatons que les salariés de l'encadrement sont ceux qui font les frais de cet accord», a-t-elle fait valoir.

Selon Carole Couvert, «l'accord Unédic, c'est du bricolage, ce n'est pas à la hauteur des enjeux». «Le premier acte du patronat (après le pacte de responsabilité), ce n'est pas de faire quelque chose d'équilibré mais de faire une réforme sur le dos des classes moyennes», a-t-elle poursuivi, parlant de «trahison».