Assurance chômage: Sapin appelle patronat et syndicats «à prendre leurs responsabilités»

NÉGOCIATIONS Alors qu'ils doivent reprendre en début de matinée leurs discussions...

Bérénice Dubuc

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Le ministre du Travail Michel Sapin à l'Elysée le 5 mars 2014
Le ministre du Travail Michel Sapin à l'Elysée le 5 mars 2014 — Alain Jocard AFP

Le ministre du Travail Michel Sapin a demandé aux partenaires sociaux de «prendre leurs responsabilités» pour «arriver à un accord» ce vendredi sur les nouvelles règles de l'assurance chômage.

Alors que les organisations patronales et syndicales doivent reprendre en début de matinée leurs discussions, «il faut qu'ils arrivent à un accord», «je l'espère et je leur demande de le faire», a déclaré le ministre sur i-télé.

Le gouvernement prendra ses responsabilités le cas échéant

«Ils sont libres. L'assurance chômage, ce n'est pas le gouvernement. L'assurance chômage ce sont les partenaires sociaux», mais s'ils ne s'entendaient pas «la règle est connue (...), le bébé revient dans les mains du gouvernement et évidemment le gouvernement ne laissera pas les chômeurs sans indemnisation. Évidemment nous prendrions dans ces cas-là nos responsabilités», a-t-il dit.

«Mais je souhaite vraiment -parce que je suis le partisan forcené du dialogue social- qu'ils prennent leurs responsabilités (...). C'est trop important dans une période comme celle-ci où il y a tant de chômeurs qui sont inquiets chaque mois sur les conditions dans lesquelles ils pourront être indemnisés», a ajouté Michel Sapin.

Sujet «compliqué»

Le ministre a estimé que l'actuel plafond d'indemnisation (7.184 euros brut) faisait «partie des sujets qui sont sur la table». «C'est vrai qu'il y a un plafond élevé, c'est vrai que le toucher pendant plusieurs années peut éventuellement être discuté», a-t-il dit. Il a aussi évoqué le sujet «compliqué» mais «fondamental» des droits rechargeables, qui sont une «incitation à reprendre un travail», «voilà quelque chose de positif qui doit être mis en oeuvre par les partenaires sociaux».

A propos des intermittents du spectacle, dont le Medef réclamait au départ des négociations la suppression du régime, avant de renoncer en partie, Michel Sapin a estimé que «sans eux, il n'y aurait pas de culture en France». «C'est 300 millions de surcoût (...). S'apercevoir aujourd'hui que les gens qui sont en grande fragilité sont ceux qui touchent le plus d'indemnisation du chômage, c'est quand même une évidence», a-t-il ajouté.