Les associations de consommateurs sont conviées lundi après-midi à Bercy pour discuter «carburant» avec le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.
Les associations de consommateurs sont conviées lundi après-midi à Bercy pour discuter «carburant» avec le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. — Baziz Chibane/Sipa

CARBURANT

Carburants: Le prix du gazole au plus bas depuis quatre mois en France

Le prix de l'essence baisse également...

Les prix à la pompe ont continué à baisser la semaine dernière en France, le gazole atteignant même son niveau le plus bas depuis quatre mois, grâce à un raffermissement de l'euro face au dollar. 

Le gazole, carburant privilégié des Français avec plus de 80% des ventes, valait en moyenne 1,3129 euro aux pompes des stations-service françaises vendredi dernier, soit un repli de près de 1,4 centime en une semaine, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie. C'est le niveau le plus faible enregistré depuis le 15 novembre 2013, quand un litre de gazole s'affichait à 1,3107 euro.

Grande stabilité des cours du pétrole

Les prix de l'essence sans plomb ont également baissé la semaine dernière, mais plus faiblement: de 0,77 centime pour le super SP95, qui valait 1,5045 euro le litre, et de 0,81 centime pour le super SP98, qui atteignait 1,5595 euro. Ces baisses peuvent s'expliquer par la grande stabilité des cours du pétrole qui, combinée à une remontée de l'euro face au dollar, rend plus attractif les achats de brut libellé en billet vert pour les investisseurs munis de la devise européenne.

«La stabilité du brut reste très forte depuis plusieurs semaines, et l'euro est encore un peu plus fort que les semaines précédentes. C'est tout bénéfice pour les carburants», résume l'Union française des industries pétrolières (Ufip). «Le prix du baril de Brent valait 77,9 euros vendredi, soit dix euros de moins qu'en septembre dernier. C'est très significatif», a ajouté l'organisation professionnelle.

Selon l'Ufip, «les seuls facteurs qui pourraient influencer les prix aujourd'hui, ce sont des facteurs géopolitiques, pas des facteurs d'offre et de demande», alors que les investisseurs continuaient lundi à surveiller l'évolution de la situation en Ukraine.