Pacte de reponsabilité: La CFE-CGC ratifie l'accord

ENTREPRISE La centrale syndicale sera «offensive» sur l'ouverture rapide de discussions dans les branches, comme le prévoit le pacte...

Bertrand de Volontat

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La vice-présidente de l'organisation patronale CGPME Geneviève Roy (d) et le vice-président du Medef Jean-François Pilliard à la table des négociations sur le Pacte de responsabilité, le 5 mars 2014 à Paris
La vice-présidente de l'organisation patronale CGPME Geneviève Roy (d) et le vice-président du Medef Jean-François Pilliard à la table des négociations sur le Pacte de responsabilité, le 5 mars 2014 à Paris — Jacques Demarthon AFP

La CFE-CGC a ratifié l’accord conclu entre les partenaires sociaux sur le pacte de responsabilité. Mais elle demande que l’Etat prenne aussi «sa responsabilité», a annoncé ce lundi sa présidente, Carole Couvert.

Ce n’est pas un chèque en blanc

Le syndicat des cadres est le deuxième, après la CFTC, a ratifié formellement le pacte conclu mercredi dernier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC). La CFDT doit, quant à elle, réunir ses instances en milieu de semaine.

La CFE-CGC «n’a pas signé un chèque en blanc» au patronat, a affirmé Carole Couvert lors d’une conférence de presse rappelant qu’il s’agissait d’un pacte «tripartite», impliquant outre le patronat les syndicats, le gouvernement.

Des vues sur la conférence sociale au printemps

«Nous demandons aux employeurs de prendre leur part de responsabilité, de permettre l’ouverture de négociations dans les branches et à l’État de prendre sa part de responsabilité» pour agir en faveur de «l’épargne salariale et du pouvoir d’achat des classes moyennes», a-t-elle insisté.

Pour Carole Couvert, la signature de son syndicat «va lui permettre d’être exigeant» d’ici la conférence sociale de la fin du printemps pour réclamer des mesures en faveur des salariés de l’encadrement.

La classe moyenne s’en prend plein la figure

Selon elle, «depuis 21 mois», avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande, «la classe moyenne s’en prend plein la figure», notamment concernant la fiscalité.

Réservée sur le crédit d’impôt CICE, Carole Couvert propose, au cas où le gouvernement déciderait de le maintenir, de faire en sorte qu’il profite à tous les salariés, y compris aux entreprises qui emploient des salariés au-delà de 2,5 Smic, «pour permettre aux PME d’embaucher des cadres et des ingénieurs».

Selon la numéro un de la CFE-CGC, le texte signé par les partenaires sociaux a permis «d’obtenir des mesures significatives» en faveur de l’emploi et des négociations salariales. Elle reconnaît toutefois que l’accord «ne prévoit pas de sanctions a priori» contre les employeurs qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Ouverture rapide dans les branches

Le contrôle, selon elle, devra s’effectuer à travers l’Observatoire tripartite dont la mise en place est prévue par le pacte. A cet observatoire, selon elle, devraient participer les seuls syndicats signataires, à l’exclusion donc de la CGT et de FO.

La CFE-CGC sera «offensive» sur l’ouverture rapide de discussions dans les branches, comme le prévoit le Pacte de responsabilité.