Offre sur SFR: Bouygues renforce ses engagements sur l'emploi

TELECOMS Le PDG s'était déjà engagé la semaine dernière à maintenir l'emploi en promettant de ne pas avoir recours à des licenciements...

B. de V. avec AFP

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Le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, à Meudon le 1er octobre 2013
Le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, à Meudon le 1er octobre 2013 — Eric Piermont AFP

Le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, a renforcé lundi ses engagements en cas de rachat de l'opérateur télécoms SFR, en promettant notamment de «développer l'emploi en France».

La ministre déléguée à l'Economie numérique Fleur Pellerin a invité ce  lundi les deux candidats à l'acquisition de l'opérateur SFR à formaliser leurs promesses sur l'emploi et l'investissement dans leur licence d'exploitation.

Relocaliser en France des centres d'appels

«Nous proposons de fusionner Bouygues Telecom et SFR d'investir massivement; et de développer l'emploi en France, notamment en relocalisant certains des services aujourd'hui assurés hors de nos frontières», déclare Martin Bouygues, dans une tribune publiée dans Le Monde.

Le PDG de Bouygues s'était déjà engagé la semaine dernière, après la présentation de son offre sur la filiale télécoms de Vivendi, à maintenir l'emploi en promettant de ne pas avoir recours à des licenciements, ni à des plans de départs volontaires. Lundi, il a ajouté dans sa tribune la promesse de «dynamiser l'emploi, en relocalisant en France des centres d'appels et en développant les réseaux commerciaux et la relation client».

Deux milliards d'investissements

Martin Bouygues joue la carte patriotique en affirmant vouloir «créer un acteur majeur du numérique en France». Il précise vouloir s'engager à «maintenir en France le siège social du nouvel ensemble, de le coter à la Bourse de Paris, de payer (ses) impôts en France et non au Luxembourg ou ailleurs».

Le patron de Bouygues réitère son engagement à «consacrer deux milliards d'euros par an aux réseaux fixe et mobile dont 400 millions par an à la fibre optique dont le déploiement est privilégié par les pouvoirs publics». Il assure par ailleurs que le nouvel ensemble «garantit le maintien d'une dynamique de marché bénéfique pour les consommateurs».

Les syndicats inquiets

Les fédérations des télécoms font elles aussi part de leurs inquiétudes suite aux mouvements qui agitent le secteur.

Dans un communiqué, FO Com souligne lundi que «les annonces de rachat, fusions, découpages en tous genres ne peuvent qu'inquiéter les salariés du secteur qui ont déjà payé un lourd tribut avec 40.000 emplois détruits depuis l'arrivée» de Free. L'Unsa télécoms se dit pour sa part «très dubitative» sur les promesses émanant du gouvernement sur l'absence d'impact pour l'emploi.

La CGT a aussi estimé ces derniers jours que «les grandes manœuvres» actuelles dans les télécoms pouvaient être assimilées à «un véritable Monopoly financier où les intérêts des salariés et de la population sont très loin d'être au cœur des préoccupations».