Les régions épinglées sur le prix à la pompe

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Entre fin décembre et le 10 janvier, le cours du baril de brut a chuté de près de 10 %. Mais à la pompe, le litre de sans plomb 95 reste scotché en moyenne à 1,17 e et celui du gazole à 1,02 e. A trois mois de la présidentielle, le gouvernement joue la polémique et accuse les régions socialistes. « Depuis le 1er janvier, les régions, qui sont quasiment toutes dirigées par les socialistes, ont la possibilité d'augmenter la taxe intérieure sur les produits pétroliers, or j'ai découvert, atterré, que la quasi-totalité l'ont augmentée au maximum », a attaqué hier le ministre de l'Economie, Thierry Breton.

Selon le ministre, le consommateur, qui aurait dû récupérer au moins deux centimes sur le super, serait volé par les régions. Peut-être, a immédiatement rétorqué le porte-parole de la présidente socialiste de Poitou-Charentes et candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royale, mais elles y ont été contraintes par l'Etat, qui transfère des compétences sans les crédits. Et les prix des carburants devraient s'assagir bientôt, car il faut toujours compter un décalage de deux semaines, rappelle l'Union française des industries pétrolières.

Armelle Le Goff (Avec AFP)

Les régions peuvent moduler leur part de la TIPP sur les carburants, dans la limite d'une hausse de 1,77 centime par litre de sans plomb et de 1,15 centime par litre de gazole, soit une recette maximum de 540 millions.