Téléphonie: Bouygues en négociations exclusives avec Free pour lui céder son réseau mobile

TELEPHONIE Cet accord, conditionné au fait que Bouygues rachète SFR, donne un sérieux avantage au groupe de BTP face à son concurrent pour le rachat, Numéricable…

avec AFP

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Deux boutiques de téléphonie à Paris, le 7 mars 2014.
Deux boutiques de téléphonie à Paris, le 7 mars 2014. — MATHIEU PATTIER/ SIPA/SIPA

Le groupe Bouygues est entré en négociations exclusives avec son concurrent Free pour lui céder son réseau d'antennes et un portefeuille de fréquences de téléphonie mobile pour jusqu'à 1,8 milliard d'euros, annonce son PDG Olivier Roussat au JDD. Cet accord est conditionné au fait que Bouygues acquiert SFR mis en vente par Vivendi. Il donne un avantage sérieux à Bouygues par rapport à Numéricable également candidat au rachat de SFR et devrait bouleverser le paysage français de la téléphonie mobile.

«Nous sommes entrés en négociations exclusives pour céder à Free pour un montant pouvant aller jusqu'à 1,8 milliard d'euros l'intégralité de notre réseau mobile», explique Olivier Roussat dans une interview au Journal du Dimanche. Il porte sur «15.000 antennes et un portefeuille de fréquences, dont une partie pour la 4G». «Cet accord est conditionné au succès de notre offre de fusion avec SFR déposée mercredi 5 mars auprès de sa maison mère, Vivendi», précise Roussat.

«En cas de fusion avec SFR, nous aurions un réseau de trop»

Selon lui, cet accord permet à Bouygues «de lever la principale incertitude qui pesait sur (son) projet au regard de l'Autorité de la concurrence. Et à Free de devenir un opérateur plein et entier». «Nous apportons une réponse immédiate aux impératifs de la concurrence. En cas de fusion avec SFR, nous aurions un réseau de trop. Là, il y a un acheteur qui va recréer une dynamique concurrentielle.

Cette solution clé en mains devrait faciliter le mariage avec SFR et rassurer Vivendi», assure encore Roussat. Si tout se passe bien, les migrations de réseau et d'abonnés pourraient se dérouler «au cours de 2015», prévoit-il assurant que cet accord «permet aussi de garantir l'emploi de l'ensemble de la filière télécom en France avec le maintien de trois réseaux».