Décret sur le travail dominical: le PDG de Bricorama «soulagé»

© 2014 AFP

— 

Image d'archives de l'enseigne Bricorama "ouverte tous les dimanches" le 3 janvier 2014 à Lille
Image d'archives de l'enseigne Bricorama "ouverte tous les dimanches" le 3 janvier 2014 à Lille — Philippe Huguen AFP

Le PDG de Bricorama, enseigne de bricolage d'où est parti le conflit sur le travail du dimanche, s'est dit samedi «heureux, soulagé» de la parution du décret autorisant celui-ci sans limite dans le temps.

«Je suis heureux, soulagé, pour les collaborateurs, les collaboratrices, ils vont pouvoir enfin faire des plans, travailler sereinement», a déclaré Jean-Claude Bourrelier à quelques journalistes invités au magasin Bricorama de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

La parution au Journal officiel de ce nouveau décret, remplaçant un précédent retoqué par le Conseil d'Etat, va permettre que «la concurrence redevienne normale», a-t-il estimé. «C'était complètement incroyable que Bricorama, depuis deux ans, ait fermé (le dimanche) alors que ses gros concurrents, eux, restaient ouverts», a ajouté le PDG.

C'est la CGT de Bricorama qui avait ouvert le conflit en saisissant la justice contre le travail dominical.

«Je ne vois pas pourquoi il y avait réticence puisqu'un décret autorise l'ameublement et le jardinage a être ouvert le dimanche. Pourquoi le bricolage n'avait pas le même droit?», s'est interrogé M. Bourrelier, critiquant «un syndicat qui a voulu faire un problème politique et qui s'est attaqué à Bricorama».

Interrogé sur l'annonce d'un nouveau recours des syndicats contre ce décret, qui doit prendre effet dimanche, le PDG s'est dit «inquiet» de voir «une infime minorité s'opposer à la majorité». «Le gouvernement a été élu par la majorité des Français et prend une mesure de bon sens, de justice et d'équité», a-t-il estimé, affirmant n'avoir reçu samedi matin «que des appels pour me dire que les magasins sont heureux de cette décision de justice».

Il a néanmoins espéré que «le gouvernement ait pris soin de demander conseil au conseil d'Etat pour que le décret soit inattaquable».