Londres applaudit, Paris conteste

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Le plan énergétique défini par la Commission européenne mercredi est diversement apprécié par les membres de l’Union. Alors que la Grande-Bretagne applaudit les nouvelles propositions de Bruxelles, Paris s’oppose aux mesures sur l’électricité et les acteurs du secteur énergie en Allemagne sont sceptiques sur l’objectif énergies renouvelables.

 
Ces derniers ont ainsi jugé le projet «très insuffisant» et «sans objectif clair», regrettant un manque d'ambition pour leur secteur. Dans un communiqué commun, les fédérations d'énergies renouvelables BEE, éolienne BWE et solaire BSW appellent l'Allemagne, qui préside l'UE au premier semestre, à pousser à un accord sur un objectif d'une part de 25% pour les énergies renouvelables d'ici 2020, contre seulement 20% évoqués par Bruxelles.

Les fédérations réclament aussi des objectifs précis par secteur, à savoir au moins 35% d'énergies renouvelables dans la production d'électricité, 25% dans le chauffage et 20% dans les carburants.

La France, elle, s'oppose à la séparation entre la distribution et la production d'énergie préconisée par la Commission européenne. Et conteste la suppression des tarifs réglementés. Le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, devait envoyer mercredi un courrier au Commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, pour détailler la position de la France.
 
La Grande-Bretagne, au contraire, a accueilli avec enthousiasme les mesures énergétiques de Bruxelles. Le Premier ministre Tony Blair les a qualifiées de «très importantes». Sa ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a renchéri : «Je me félicite en particulier des propositions pour évoluer vers une génération d'énergie sans émissions en Europe en 2020 grâce au développement accélérée de la capture et du stockage de carbone», a-t-elle déclaré.