Bernard Jullien : «Le marché français s'est morcelé depuis 1980»

©2006 20 minutes

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Bernard Jullien

Directeur du Groupe d'études et de recherches permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile (Gerpisa).

Peut-on parler de crise de l'automobile française ?

Les ventes ne sont guère différentes de celles de 2003. La part des constructeurs français, de 77 % en 1980, n'a cessé de décliner, car le marché devient de plus en plus morcelé.

Comment vendre plus ?

En proposant plus de nouveaux modèles, sans perdre la maîtrise des coûts et de la qualité. Toyota se tire bien de cette danse du ventre commerciale effrénée.

Va-t-on dans ce sens ?

Les voitures qui ont du succès sont les moins chères et le haut de gamme. Pour les premières, les Français ont peu d'offre même s'ils ont des atouts. Pour les autres, ils ont perdu pied au profit des constructeurs allemands et de certains japonais.

Recueilli par Angeline Benoit