Le PDG de Dongfeng se veut rassurant sur l'avenir de PSA

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Une voiture sur une chaîne d'assemblage dans une usine Donfeng-PSA à Wuhan, en Chine, le 2 juillet 2013
Une voiture sur une chaîne d'assemblage dans une usine Donfeng-PSA à Wuhan, en Chine, le 2 juillet 2013 — AFP

Le PDG du constructeur chinois Dongfeng, Zhu Fushou, s'est voulu rassurant quant à l'avenir de PSA Peugeot Citroën au capital duquel il va entrer, affirmant qu'il n'allait pas «manger» le constructeur français mais «prendre des risques» avec lui, dans un entretien au Figaro.

«Dongfeng prendra davantage de responsabilités et répondra aux besoins de cash de PSA», a-t-il affirmé dans une interview publiée mercredi soir sur le site du journal.

«Nous participerons au management, pour changer la structure du marché et mettre en œuvre le plan de redressement de Peugeot. Et nous créerons des synergies en Chine et sur les marchés asiatiques», a-t-il ajouté.

«C'est un grand soutien que nous apportons à PSA dans le contexte de ses difficultés actuelles. Dongfeng est prêt à partager les risques. Cela montre notre confiance en notre partenaire français», a-t-il encore déclaré.

«Nous n'allons pas +manger+ PSA», a-t-il martelé.

«C'est une coopération gagnant-gagnant. Ce n'est pas un achat, il s'agit d'aider PSA à retrouver la croissance», a-t-il insisté dans une interview à l'Est républicain, l'Alsace et aux DNA.

Déclarant avoir «entendu l'inquiétude des investisseurs en France sur l'impact de cet accord sur l'efficacité, avec le passage d'un actionnaire majoritaire à trois actionnaires à égalité», il rétorque: «quand les gens évoquent l'efficacité de la décision, je réponds que la qualité de la décision est plus importante». «Et avec cette coopération à trois, la qualité de décision de PSA sera améliorée», affirme-t-il.

Il relève également que «c'est la famille Peugeot qui, au début, a fait cette proposition (d'entrée au capital) et l'Etat français souhaite que Dongfeng soit dans l'opération».

M. Zhu Fushou a également rappelé, dans Le Figaro, que les liens entre son groupe et PSA étaient ancien et amenés à prospérer.

«Notre partenariat avec Peugeot-Citroën n'est pas nouveau. Notre premier accord remonte à 1992, il ne portait alors que sur Citroën. Dix ans plus tard, nous avons repensé notre coopération en lançant la marque Peugeot en Chine», a-t-il expliqué.

Il a également rappelé que son groupe avait signé en 2013 un partenariat avec l'autre constructeur français, Renault.

«Nous avons une histoire commune très positive et je vois un très bel avenir pour Dongfeng avec les entreprises françaises», a-t-il assuré.

PSA a officialisé en février l'arrivée à son capital de Dongfeng et de l'Etat français, qui vont chacun investir chacun 800 millions d'euros et détenir chacun 14% du capital, au même niveau que la famille Peugeot, actionnaire historique.