«Pacte de responsabilité»: Accord entre trois syndicats et le patronat sur les contreparties...

Bertrand de Volontat

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Au siège du Medef à Paris, le 11 janvier 2013.
Au siège du Medef à Paris, le 11 janvier 2013. — JACQUES DEMARTHON / AFP
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18h20: Trois syndicats et le patronat trouvent un accord sur les contreparties
Le patronat (Medef, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont abouti ce mercredi à un accord sur les contreparties du pacte de responsabilité, a annoncé le Medef à l'issue d'une nouvelle séance de négociation.
Le texte doit être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis, elles, un avis négatif sur le projet présenté par le patronat.

16h41: Les syndicats brandissent la menace d'un échec

Pacte: les syndicats brandissent la menace d'un... par 20Minutes
16h36: La Commission européenne doit se pencher sur le Pacte
«Nous attendons avec impatience de pouvoir analyser les détails», affirme Olli Rehn, le commissaire en charge des Affaires économiques. D'ici là, Paris devra faire parvenir à la Commission son plan budgétaire à moyen terme, ainsi que les détails du pacte de responsabilité proposé par le président François Hollande aux entreprises. Cette mesure clé prévoit la suppression de 30 milliards d'euros de cotisations patronales d'ici à 2017, avec comme objectif de relancer l'emploi.

15h03: Les contreparties, l'enjeu insoluble?
Pour tout comprendre aux contreparties qui commandent les négociations de ce Pacte, vous pouvez lire cette tribune

14h33: Lutte ouvrière a une position assez claire sur le Pacte
14h25: La patronat est d'accord
Le patronat s'est mis d'accord sur un texte. Il faut désormais... le soumettre aux syndicats.

12h41: Suspension de séance
Selon les journalistes, présents sur place, au siège du Medef.

12h14: Les amis d’Arnaud Montebourg critiquent le Pacte de responsabilité
Le site du Lab d'Europe 1 évoque les secrétaires nationaux et nationaux, adjoints du PS, proches d’Arnaud Montebourg, qui signent une lettre à charge contre le Pacte de responsabilité.

12h02: La CGT «ne signera pas»
Bertrand (CGT) a déclaré très rapidement: «Nous ne signerons pas ce pacte de régression sociale. Ce patronat ignore la situation des salariés.»

11h20: Les négociations commencent à 11h30
Les partenaires sociaux avaient rendez-vous à partir de 11H30 au siège du Medef, mercredi, pour en discuter, une réunion que certains espéraient au départ conclusive.

11h00: L'emploi, remis à plus tard? L'analyse des économistes (à partir de 11min32).
Nicolas Doze: Les experts - 05/03 1/2 par BFMBUSINESS

10h56: L’artisanat déplore un Pacte de responsabilité «un peu fantaisiste»
Le président de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Gard, Serge Alméras, trouve cette proposition explique que c'est un «deal bien loin de la réalité». «Si nous baissons les charges, nous allons sauver des emplois plutôt que d’en créer, car pour cela, il faut avoir de l’activité en face». Et aujourd’hui, les entreprises artisanales sont confrontées à des difficultés qui ne favorisent pas l’apprentissage et donc, la création d’emploi. «On nous dit qu’il faut plus d’apprentis et on coupe les crédits aux entreprises qui veulent les avoir! C’est incohérent». Pour lui, la baisse des charges est nécessaire, voire même vitale pour maintenir les emplois, mais les petites entreprises artisanales ne devraient pas êtres mises dans le même panier que les grands groupes dans le cadre de ce Pacte de responsabilité.
 
09h43: Pour Thouvenel, il s'agit d'un «texte flou»

Passage média - France Inter - J... par syndicatcftc

09h22: Le projet du patronat rejeté en bloc par les syndicats
Ce mardi, le patronat a présenté un projet d'accord sur les contreparties du pacte de responsabilité, essuyant un tir groupé des syndicats qui l'ont jugé totalement insuffisant.

09h21: Le patronat doit «revenir à la raison»
Le uméro un de la CFDT Laurent Berger a estimé mercredi que le patronat devait "revenir à la raison" sous peine de faire capoter les discussions sur le pacte de responsabilité.

09h15: La CFE-CGC exige des créations nettes d'emplois
Egalement une amélioration du pouvoir d'achat des salariés de l'encadrement, une évolution de la gouvernance des entreprises en associant davantage les salariés.

09h13: Bienvenue dans ce live «Pacte de responsabilité»
Les partenaires sociaux vont-ils se mettre d'accord?

Jour J ce mercredi pour le Pacte de responsabilité. Ce nouveau rendez-vous fait suite à une première rencontre vendredi dernier entre les représentants du patronat (Medef, CGPME, UPA) et ceux des cinq syndicats de salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC). Elle était axée sur les fameuses «contreparties» en matière d’emploi que pourraient concéder les entreprises en échange des 30 milliards d’euros de baisse de charges -avec maintien du crédit d’impôt (CICE)- promis par François Hollande.

Mercredi, un texte commun devra être finalisé sur les contreparties aux allégements de charge. Le Medef a proposé en début de semaine «un écrit» tenant compte des propositions des syndicats qui ont accepté le principe du pacte. Mais ce «relevé de conclusions» envoyé aux syndicats ne propose quasiment aucune contrepartie selon Le Monde, qui a pu consulter le texte. 

Amendable, ce texte pourrait toutefois aboutir ce mercredi à un consensus qui prendra ensuite la direction du gouvernement et des branches professionnelles. Les signataires sont donc attendus de pied ferme. «On verra qui est prêt oui ou non à s’engager, affirmait vendredi Jean-François Pilliard (Medef) en énumérant trois thèmes majeurs: «l’emploi, le dialogue social et les investissements».

Dimanche, le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, a tenu à ajouter à l’emploi, «la baisse du coût du capital», c’est-à-dire une réduction des dividendes versés aux actionnaires, comme une contrepartie possible, citant en exemple les patrons allemands qui se sont «serré la ceinture».

Ces ultimes discussions s’annoncent donc tendues. Et l'absence d'accord mettrait l’exécutif en très mauvaise posture. Après l’échec de l’inversion de la courbe du chômage fin 2013 et la déception de voir en janvier près de 9 000 nouveaux demandeurs d’emploi grossir les rangs des chômeurs, le gouvernement considère le pacte comme une «clé» pour relancer l’emploi, selon les termes du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.