La Fnac se lance dans la course au streaming

MUSIQUE Ca commence ce lundi...

avec AFP

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Illustration de la Fnac.
Illustration de la Fnac. — ERIC PIERMONT / AFP

La Fnac, premier disquaire de France, lance lundi une offre de musique en streaming par abonnement, espérant profiter de l'essor attendu de la musique en flux, malgré un marché déjà bien encombré. Alors que le pionnier suédois Spotify, le Français Deezer, mais aussi le plus petit Qobuz, ou des concurrents américains tentent de renforcer leurs parts de marché, la Fnac propose à son tour une offre de streaming (écoute sans téléchargement) en visant les non convertis.

Un public sur lequel lorgne également le groupe TF1, qui étudie un projet concurrent, même si aucune décision de lancement n'a officiellement encore été prise. L'offre «Fnac Jukebox», comprendra deux types d'abonnements: l'un à 2 euros par mois permettra l'écoute illimitée sur ordinateur de 200 titres choisis par le client, le deuxième pour 4,99 euros donnera accès au même service pour l'ensemble du catalogue musical de la Fnac, soit plusieurs millions de titres.

Sur smartphones et tablettes

Une option supplémentaire, à 5 euros par mois, permettra également d'écouter la musique sur smartphones, tablettes, etc, y compris hors connexion internet. «Il n'y a pas encore d'offre grand public, beaucoup de gens ne connaissent pas ce mode d'écoute ou font du streaming par hasard», explique Frédérique Giavarini, directrice de la stratégie de la Fnac qui table sur une rapide démocratisation de l'écoute de musique en flux.

La Fnac, qui vend chaque année environ 14 millions de disques, espère convertir au streaming une partie de sa clientèle, et lance une campagne de pub télévisée pour l'occasion. En effet, si plus des deux tiers des Français écoutent de la musique sur internet, il s'agit surtout de vidéos musicales sur Youtube.

Les ventes de musique physique en baisse

Seul 8% des Français ont souscrit un abonnement de streaming musical, selon un sondage publié en février à l'occasion du Midem à Cannes. «On veut se positionner à un moment où le marché est en forte croissance, mais encore à ses débuts», souligne Giavarini.

Alors que les ventes de musique physique de la Fnac baissent, le numérique représente désormais 26% du marché global de la musique enregistrée, dont la moitié environ pour le streaming et l'autre moitié pour le téléchargement, selon les chiffres du SNEP.