Pacte de responsabilité: Ultime réunion mercredi pour finaliser un texte

EMPLOI Les négociations ont débuté ce vendredi au siège du Medef...

Bertrand de Volontat (avec AFP)

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Au siège du Medef à Paris, le 11 janvier 2013.
Au siège du Medef à Paris, le 11 janvier 2013. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Patronat et syndicats se retrouveront mercredi prochain pour finaliser un texte commun sur les contreparties du pacte de responsabilité, ont indiqué ce vendredi des participants à l'issue du premier round de négociations qui avait lieu au siège du Medef. Les trois organisations patronales et cinq organisations syndicales représentatives étaient présentes.

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Ni les syndicats, ni le patronat ne se sont risqués vendredi à chiffrer l'impact potentiel sur l'emploi du pacte de responsabilité. «Chacun a à peu près reconnu que c'était un leurre de faire croire qu'on allait être en capacité de chiffrer des créations d'emplois globalement au niveau national», a dit Joseph Thouvenel, représentant de la CFTC.

Qui est prêt à s'engager?

Le Medef proposera «en début de semaine un écrit que nous amenderons et nous aurons une ultime séance mercredi à 11h30 pour présenter ce texte», a dit Véronique Descacq, la négociatrice de la CFDT. «On verra la semaine prochaine qui est prêt oui ou non à s'engager», a affirmé Jean-François Pilliard (Medef) en énumérant trois thèmes: «l'emploi, le dialogue social et les investissements».

De son côté, Stéphane Lardy (FO) a dit son refus de signer tout texte: «les masques sont tombés, c'est un marché de dupes avec zéro contrepartie, zéro contrainte pour le Medef». FO participera toutefois à la réunion de mercredi. La CGT est sortie «très circonspecte», avec «une appréciation très négative», a commenté Marie-Laurence Bertrand, dont l'organisation déterminera mardi sa position.

Il faut un chiffrage par branche

Joseph Thouvenel a lui décrit des discussions «un peu café du commerce» et «partant dans tous les sens». Il a plaidé pour la mise en place d'un «cahier des charges que les branches professionnelles devront suivre selon leurs spécificités», rejetant l'idée de promesses d'embauches globales de la part du patronat.

«Au niveau national un chiffrage ça ne veut rien dire», a également estimé Descacq, qui réclame des «engagements chiffrés dans les branches» et la possibilité de revenir sur les aides accordées aux entreprises si ces engagements ne sont pas tenus.

Mercredi, un simple point de démarrage

«On devra pouvoir interrompre si nécessaire la trajectoire de diminution des charges si les engagements ne sont pas tenus», a-t-elle dit. Une réversibilité qui n'a pas emballé le patronat: Pilliard, préférant parler de «réciprocité», a certes évoqué la mise en place «d'indicateurs» élaborés conjointement avec les syndicats pour assurer le suivi du Pacte de responsabilité.

Il a toutefois ajouté qu'il fallait «sortir de ces notions de contrôle et de pénalité». Pour lui, le «relevé de conclusions» qui sera présenté ce mercredi sera un texte «engageant» les organisations qui seront prêtes à le signer.

Mais, a-t-il souligné, ce document ne sera qu'un «point de démarrage» avant d'entamer des discussions plus concrètes dans les branches professionnelles, et la balle est désormais dans le camp de gouvernement qui doit préciser avant fin mars la mise en oeuvre concrète des baisses de charges. Encore loin de résultats concrets.