Mory Ducros: Un accord avec le repreneur ouvre la voie à la mise en œuvre du plan social

avec AFP

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Le dépot de Lesquin dans la metropole Lilloise de l'entreprise Mory Ducros. 
Le dépot de Lesquin dans la metropole Lilloise de l'entreprise Mory Ducros.  — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Un accord a été trouvé avec le repreneur du transporteur Mory Ducros, le groupe Arcole, et présenté vendredi en comité d'entreprise, ouvrant la voie à la mise en oeuvre d'un plan social qui doit permettre de sauver un peu plus de 2.000 emplois sur 5.000.

Après plusieurs jours de blocage, «nous allons pouvoir déposer cet après-midi» le plan de sauvegarde de l'emploi à l'administration du travail et «pouvoir mettre en oeuvre les mesures de licenciements telles que prévues», a déclaré à l'AFP l'administrateur judiciaire Philippe Blériot à l'issue d'une réunion du comité d'entreprise à Survilliers (Val d'Oise).

«Sortir de la situation de blocage»

La balle est désormais dans le camp de l'administration, qui doit homologuer ou non l'un des plus importants plans sociaux de ces dernières années en France.

Ce vendredi matin, le comité d'entreprise a rendu un avis sur le document rédigé par l'administrateur «qui permet de sortir de la situation de blocage», tout en laissant latitude «aux salariés licenciés qui s'estimeraient victimes de discriminations» de contester leur licenciement en justice, a ajouté le secrétaire du CE, Denis Jean-Baptiste.

Le comité d'entreprise salue «quelques avancées» mais juge que plusieurs points du plan social «ne sont pas satisfaisants». «On l'a déclaré de manière forte», a ajouté Denis Jean-Baptiste.

Concessions

Les discussions entre André Lebrun, président de l'actionnaire principal de Mory Ducros, Arcole Industries, et M. Blériot, butaient depuis plusieurs jours sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) accompagnant l'offre de reprise validée le 6 février par le tribunal de commerce.

Jusqu'au bout, l'actionnaire principal de Mory Ducros, Arcole Industries avait menacé de jeter l'éponge. Il a finalement accepté quelques concessions sur les critères de qualité professionnelle, qui lui permettent de choisir quels salariés vont être gardés, selon une source proche du dossier.

En échange, l'administrateur judiciaire et l'AGS, qui garantit le versement des salaires, ont «obtenu l'engagement financier d'Arcole» d'assumer une partie des coûts si des salariés contestent en justice la légalité de leur licenciement, a-t-elle ajouté.