Michel Sapin se donne une nouvelle échéance pour faire baisser le chômage

EMPLOI Le ministre du Travail a réagi à la nouvelle hausse du nombre de chômeurs en janvier...

avec AFP

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Le ministre du Travail Michel Sapin, le 11 février 2014 à l'Assemblée.
Le ministre du Travail Michel Sapin, le 11 février 2014 à l'Assemblée. — LCHAM/SIPA

Le ministre du Travail Michel Sapin a réaffirmé mercredi, après l'annonce d'une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi en janvier, «souhaiter» qu'il y ait «moins de chômeurs» fin 2014, fixant une nouvelle échéance après l'échec de l'inversion de la courbe en 2013.

«Toute la politique gouvernementale est axée sur un objectif simple et compréhensible pour tous, à la fin de l'année il faudra qu'il y ait moins de chômeurs», «c'est l'objectif que nous nous sommes fixé», a-t-il déclaré lors de l'émission Questions d'Info (LCP/AFP/France Info/Le Monde). Il a dit souhaiter que le chômage baisse en 2014 «pour tous les chômeurs à l'image de ce que nous avons fait en 2013 pour les jeunes», «car aujourd'hui il y a moins de jeunes au chômage qu'il n'y en avait l'année dernière», a-t-il poursuivi. Il a estimé qu'il fallait désormais «centrer une partie des efforts» sur les seniors, qui paient le plus lourd tribut.

Il relativise les mauvais chiffres de janvier

Quant aux mauvais chiffres de janvier, le ministre du Travail a dit préférer «commenter 8.000 que 70.000, ce qui était le cas sous Nicolas Sarkozy, ou 30.000, ce qui était le cas au début de l'année 2013». Selon Michel Sapin, «tant que ça ne recule pas, c'est que ça ne va pas. Mais c'est un effort considérable que d'arriver à faire en sorte que de 30.000 chômeurs de plus par mois, on arrive à (...) 8.000 chômeurs de plus par mois».

«Il faut aller plus loin, c'est la raison pour laquelle le président de la République, à juste titre, dit depuis la fin de l'année dernière: le moteur des politiques en faveur de l'emploi (emplois d'avenir, contrats de génération, contrats aidés pour les plus âgés), il doit rester allumé à fond. Mais en même temps il faut que le deuxième moteur de l'emploi, c'est-à-dire celui de la croissance dans les entreprises, dans l'économie, lui s'allume», notamment grâce au pacte de responsabilité, a-t-il dit.

Ayrault peut «persévérer sans faiblir»

Jean-Marc Ayrault a réagi mercredi à la hausse des demandeurs d'emploi en janvier en déclarant qu'il fallait «encore persévérer sans faiblir» pour faire reculer le chômage, mettant en avant le rôle du pacte de responsabilité. Ce pacte, dont il a dit souhaité qu'il soit mis en œuvre «le plus rapidement possible» est «une clé qui nous permettra de faire reculer durablement le chômage dans notre pays», a dit le Premier ministre.