PSA: Le conseil de surveillance a validé l'entrée de l'Etat et de Dongfeng au capital

AUTOMOBILE Le groupe chinois Dongfeng est rentré au capital du constructeur français au cours d’une réunion cruciale ce mardi…

avec AFP

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Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën.
Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a validé mardi un protocole d'accord ouvrant la voie à une entrée dans son capital de l'Etat français et du groupe chinois Dongfeng via une augmentation de capital de 3 milliards d'euros, a annoncé à l'AFP une source proche du dossier.

«Le conseil de surveillance s'est terminé et toutes les opérations ont été validées», a indiqué cette source.

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Il est prévu que les pouvoirs publics et Dongfeng prennent part à l'opération tous deux à hauteur de 800 millions d'euros, avec à la clé 14% du capital du premier constructeur automobile français chacun.

Réunion de plusieurs heures

L'actionnaire historique, la famille Peugeot, verra de son côté sa participation réduite de 25,4% aujourd'hui à 14% également, selon la même source. Elle perdra ses droits de vote doubles qui lui assurent actuellement 38,1% des droits de vote.

La question de la présidence du conseil de surveillance n'a en revanche pas encore été tranchée lors de cette réunion qui a duré plusieurs heures.

Perte historique

Les membres du conseil ont aussi approuvé la création d'une coentreprise entre la banque de PSA et l'espagnole Santander, ainsi qu'une entrée en fonction fin mars de Carlos Tavares comme président du directoire en remplacement de Philippe Varin, a précisé la source proche du dossier.

Transfuge de Renault, Carlos Tavares prendra dans un premier temps, dès mercredi, la tête de la branche automobile de PSA.

Le premier constructeur automobile français espère ainsi redresser la barre. Il a essuyé en 2012 une perte nette historique de 5 milliards d'euros et a brûlé cette même année trois milliards d'euros de liquidités.

Ses résultats annuels de 2013, qui seront publiés mercredi matin, sont encore attendus dans le rouge par les analystes.