La Bourse de Paris indécise avant les rendez-vous de fin de semaine

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La Bourse de Paris a fini à l'équilibre mercredi, les investisseurs se montrant très indécis avant les grands rendez-vous de la fin de semaine, avec la réunion de la Banque centrale européenne et la publication des chiffres de l'emploi américain.
La Bourse de Paris a fini à l'équilibre mercredi, les investisseurs se montrant très indécis avant les grands rendez-vous de la fin de semaine, avec la réunion de la Banque centrale européenne et la publication des chiffres de l'emploi américain. — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a fini à l'équilibre mercredi, les investisseurs se montrant très indécis avant les grands rendez-vous de la fin de semaine, avec la réunion de la Banque centrale européenne et la publication des chiffres de l'emploi américain.

L'indice CAC 40 a gagné 0,34 point à 4.117,79 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,15 milliards d'euros. La veille il avait terminé sur une timide hausse de 0,24%.

La cote parisienne a beaucoup tergiversé tout au long de la séance, démarrant dans le rouge puis changeant plusieurs fois de couleur au gré de l'actualité. Les débuts difficiles de Wall Street n'ont pas non plus aidé le marché français à retrouver de l'élan.

«Le marché est un peu dans l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne demain» ou de l'emploi américain vendredi, a noté Frédéric Rozier, un conseiller de gestion de Meeschaert Gestion Privée.

Pour l'instant «le marché n'a pas vraiment de catalyseurs, il répond donc plus à des aspects techniques et gravite autour des 4.100 points, ce qui est typique d'un marché en attente», a-t-il expliqué.

M. Rozier a également observé une «corrélation forte en ce moment entre la courbe des indices boursiers et celle du yen dont l'évolution a également un impact important».

Car selon lui, la réduction des ses achats d'actifs enclenchée par la Réserve fédérale américaine (Fed) «n'explique pas à elle seule» les turbulences sur les marchés émergents. «Les injections massives de liquidités par la banque centrale japonaise (qui se diffusent) un peu partout dans les pays émergents contribuent également au dérèglement».

Dans ce contexte, «toutes les statistiques du jour» se sont au final révélés «assez neutre» du point de vue du marché, avec de mauvaises et de bonnes surprises comme l'indice ISM non manufacturier au Etats-Unis, a ajouté M. Rozier.

L'indice ISM d'activité dans les services a ainsi progressé plus prévu pour le mois de janvier, tandis que, sur le front de l'emploi, le recul des créations de postes en janvier outre-Atlantique correspondait à peu de chose près aux attentes.

Par ailleurs, les ventes de détail en zone euro ont nettement baissé en décembre.

Du côté des valeurs, Faurecia a gagné 1,78% à 28,55 euros, propulsé par le relèvement de l'objectif de cours du courtier Exane BNP Paribas sur la valeur.

Suez Environnement a pris 3,03% à 13,59 euros, après avoir remporté un contrat de 28 millions d'euros sur cinq ans pour exploiter une station d'épuration au Caire.

Unibail Rodamco a lâché 2,20% à 175,85 euros, en dépit d'un résultat net récurrent en hausse de 11,2% en 2013, le marché ayant été un peu déçu par les perspectives pour 2014.

Lafarge a perdu 1,98% à 51,01 euros, pénalisé par un abaissement de sa recommandation par Citigroup. Arkema a gagné pour sa part 1,83% à 78,50 euros grâce au relèvement de la sienne par Berenberg.

Ipsen a cédé 2,93% à 29,62 euros après avoir annoncé qu'il s'apprêtait à demander une autorisation de mise sur le marché de sa toxine botulique «prête à l'emploi».

Scor a engrangé 2,11% à 24,47 euros. Le réassureur a enregistré une croissance de 5% des primes à l'occasion des renouvellements de contrats en dommage et responsabilité au 1er janvier, dans des conditions tarifaires pratiquement stables.

Euronext (CAC 40)