Bercy, une «vitrine» de choix pour les start-up françaises

ECONOMIE Un an après leur lancement, le ministère du Redressement productif organise ce mardi soir à Bercy la 7e édition des «Objets de la nouvelle France industrielle». Une opération de promotion, jugée très positive par les premiers participants...

Claire Planchard

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Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, présentait les  objets de la «nouvelle france industrielle» avec les entreprises  Michelin, Stentys et Deinove, le 19 février 2013 au ministere des finances à Bercy.
Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, présentait les objets de la «nouvelle france industrielle» avec les entreprises Michelin, Stentys et Deinove, le 19 février 2013 au ministere des finances à Bercy. — A. GELEBART / 20 MINUTES

«Visibilité», «crédibilité», «reconnaissance». Un an après leur participation au lancement des «Objets de la nouvelle France industrielle» les 19 février et 26 mars 2013 à Bercy, les premiers invités de cette grand-messe de l’innovation «made in France» sont unanimes: en plaçant leurs PME innovantes sous le feu des projecteurs et devant un parterre de journalistes, chercheurs, élus et investisseurs, Arnaud Montebourg leur a donné un précieux coup de pouce. «Nous n’avons pas fait de rencontre à proprement parler le soir de la cérémonie mais des clients, des partenaires et des fonds d’investissements nous ont contactés après avoir lu des articles dans la presse», raconte Benjamin Benharrosh, directeur du développement du constructeur de drones civils Delair-tech. Des retombées indirectes qui ont permis de boucler six mois plus tard une levée de fonds de trois millions d’euros auprès de la holding Andromede et de la société Parrot. «Le processus était déjà pas mal avancé mais cette reconnaissance nous a donné une image de solidité qui a bien aidé», conclut-il.

Plateforme de lancement

Même satisfaction chez Stentys, concepteur d’une technologie innovante dans le traitement des crises cardiaques, et invité de la toute première heure. «Pour du matériel médical sophistiqué comme le nôtre, ce coup de projecteur du ministère n’a pas suffi à modifier nos contrats et heureusement car les médecins fondent leur choix sur le résultat d"études cliniques. En revanche, cela nous a donné une nouvelle visibilité auprès du grand public à une époque où les gens se renseignent de plus en plus sur les traitements existants. Ce sont des retombées extrêmement positives», souligne Stanislas Piot, directeur financier de Stentys.

«Le terme "Objets de la nouvelle France industrielle" peut paraître un peu ampoulé mais il dit bien ce qu’il veut dire: on peut en France développer des filières industrielles de technologies de niveau mondial. Et le fait qu’une PME comme Déinove ait été choisie pour la première édition a permis d’améliorer notre notoriété et de démontrer que notre plateforme était compétitive et validée», note Emmanuel Petiot,  directeur général de cette biotech spécialisée dans la chimie végétale. De quoi inciter les investisseurs, petits porteurs ou institutionnels «à remettre au pot» pour accompagner son développement, alors que Déinove a vu ses effectifs passer de 28 à 45 salariés l’an dernier.

« Depuis le lancement de ces soirées, 22 entreprises ont participé et elles vont toutes aujourd’hui très bien», se félicite-on dans l’entourage du ministre du Redressement productif. «Ces événements montrent la vitalité de l’industrie française alors que le regard est souvent porté vers ses difficultés», explique-t-on. Mais au-delà de cette «vitrine de l’innovation», le ministre compte maintenir ses efforts pour «créer un écosystème de financement dédié aux objets de la nouvelle France industrielle». «En France, on a beaucoup de start-up, de très belles entreprises et des aventures industrielles fantastiques mais il y a un cap à franchir pour que ces histoires naissantes prospèrent», le MRP est là pour ça conclut-on au cabinet d’Arnaud Montebourg.