«Les grèves après une agression devraient durer une heure symbolique», estime le patron de la SNCF

avec AFP

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Présentation du nouveau train TGV Oui Go Low Cost de la SNCF avec Guillaume Pepy président de la SNCF, le 19 février 2013 à Paris
Présentation du nouveau train TGV Oui Go Low Cost de la SNCF avec Guillaume Pepy président de la SNCF, le 19 février 2013 à Paris — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a estimé dimanche que les arrêts de travail déclenchés spontanément par les cheminots à la suite d'une agression devraient avoir une durée symbolique au lieu de pénaliser les voyageurs pendant des heures. «Il faut (...) tenir compte du sentiment d'émotion. Les cheminots ont des tripes; ils sont comme tous les salariés. Mais en même temps, il n'y a aucune raison de pénaliser des centaines de milliers de personnes», a affirmé Pepy sur Europe 1.

«Ce serait raisonnable»

Mercredi, l'agression d'un conducteur avant son départ de la gare parisienne de Saint-Lazare par un homme qui refusait d'éteindre sa cigarette a été suivie de fortes perturbations du trafic pendant plusieurs heures. «Je pense que ces mouvement d'émotion, il faudrait que ça dure une heure, symboliquement», a avancé le président de la SNCF. Pepy a expliqué qu'il travaillait avec les syndicats à des réponses aux salariés de la SNCF dans ce type de situation.

«Qu'une délégation soit reçue par le préfet dans ces situations là, qu'on fasse une conférence de presse avec les syndicats pour alerter l'opinion, mais pas plus d'une heure (d'arrêt, NDLR) ce serait raisonnable», a-t-il dit.