Mory Ducros: Les conditions d'une sortie de crise sont «réunies», annonce le gouvernement

SOCIAL L'offre de reprise de l'entreprise Mory Ducros a été revue à la hausse...

avec AFP

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Les salariés de Mory Ducros  du site de Libercourt, dans le Pas-de-Calais ont bloqué le dépôt de  Lesquin, le 27 janvier 2014.
Les salariés de Mory Ducros du site de Libercourt, dans le Pas-de-Calais ont bloqué le dépôt de Lesquin, le 27 janvier 2014. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Le plan social pour les quelque 3.000 salariés de Mory Ducros qui ne seront pas repris a été amélioré, passant de 21 à 30 millions d'euros, a annoncé jeudi le gouvernement, estimant que les conditions d'une fin de conflit dans les agences étaient «réunies».

Plan social revu à la hausse

«Après une journée et une nuit de négociation conduites sous l'égide du Ministre du Redressement productif, les organisations syndicales signataires, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC (...) «se sont déclarées prêtes à signer l'accord collectif permettant la levée des conditions suspensives et donc la recevabilité de l'offre» de reprise de Mory Ducros par Arcole Industries, a indiqué un communiqué commun des ministres du Travail, du Redressement productif et des Transports. Cette offre sera présentée en CE jeudi matin.

Selon le gouvernement, les conditions d'une sortie de crise sont «réunies» pour la sortie de crise.  L'offre de reprise a été revue à la hausse.

Des indemnités portées de 21 à 30 millions d'euros

Le gouvernement rappelle les principaux points obtenus à l'issue de ces négociations: "une offre de reprise sauvegardant 2.210 emplois" sur environ 5.000 et "un plan social revu à la hausse pour les salariés non repris avec, en plus des indemnités légales, des indemnités complémentaires portées de 21 à 30 millions d'euros".

L'accord des syndicats, qui devrait être confirmé jeudi en Comité d'entreprise, assurera la "recevabilité de l'offre", qui sera présentée vendredi au tribunal de commerce de Pontoise (Val d'Oise). Le gouvernement a ajouté que de son côté, la CGT a "signé un accord de fin de conflit appelant à la levée immédiate des blocages et au redémarrage dans les meilleurs délais des activités de l'entreprise".

Le site d'Artenay n'est plus bloqué

Le blocage du site d'Artenay (Loiret) "a d'ores et déjà été levé", selon le ministère. Entamé mercredi en début de soirée, le blocage symbolique de ce site, la plus grosse plateforme du transporteur Mory Ducros, a été levé en milieu de nuit, a confirmé un correspondant de l'AFP. Au plus fort du mouvement, entre 50 et 70 salariés, pour la plupart arrivés par car de Rouen mais parfois de Saint-Etienne ou encore du Mans, s'étaient réunis sur le site dont les grilles sont restées fermées.