SITL (ex-FagorBrandt): report de la date-butoir pour le dépôt des offres

avec AFP

— 

La date-butoir pour le dépôt des offres de reprise du site lyonnais SITL, ex-usine du groupe d'électroménager FagorBrandt en redressement judiciaire, a été repoussée au 17 février, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture et des syndicats.

Le tribunal de commerce a repoussé comme attendu l'échéance, initialement fixée à lundi, a indiqué à l'AFP le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, pour qui cette date est en réalité «sans importance». «Le vrai sujet, c'est que tous les salariés soient repris d'une manière ou d'une autre, sans doute pas tous dans la même activité», a poursuivi le préfet, qui ne croit pas à «l'avenir de la machine à laver», actuelle activité principale du site.

A Lyon, 370 salariés sur 420 sont au chômage partiel depuis octobre, la production ayant dû être stoppée en raison des difficultés financières de FagorBrandt. L'ex-maison mère avait initialement promis de maintenir ses commandes de lave-linge jusqu'en 2015. M. Carenco, qui a rencontré les syndicats mercredi matin, dit travailler avec l'entreprise et l'administrateur judiciaire à plusieurs pistes. Une nouvelle réunion avec les syndicats est fixée au 10 février.

Opération «très bien engagée»

La préfecture espère une reprise de l'entité SITL axée sur le véhicule électrique, poursuivant la reconversion engagée depuis 2011, un «placement à l'extérieur» de certains salariés, et l'implantation de nouvelles activités. L'usine doit pour cela récupérer la propriété de ses terrains, qui appartiennent toujours à FagorBrandt. L'opération «est très bien engagée», a estimé le préfet, qui a assuré par ailleurs que les salaires de février «seraient payés».

La principale divergence entre préfecture et syndicats porte sur l'activité de lave-linge: les syndicats poussent au redémarrage «tant qu'on n'aura pas, en face, d'activité tangible pour réemployer tout le monde», insiste une déléguée CGT. Le préfet souhaite, de son côté, mettre aux enchères les machines nécessaires à la fabrication des machines à laver pour dégager de la trésorerie et garantir les salaires de mars, explique la même source.

Or les salariés «ont été échaudés par ce qui s'est passé en 2011», lors du rachat du site par l'industriel Pierre Millet au groupe FagorBrandt. «Sur les 7 activités qui devaient s'installer, seules 2, les filtres et les véhicules électriques, ont été mises en place», d'après la syndicaliste.