Les jouets de nouveau à la fête en 2013

CONSOMMATION Après un léger recul de 1% en 2012, le marché français termine l'année 2013 sur un rebond de 0,7% selon une étude du Groupe NPD dévoilée ce jeudi...

Claire Planchard
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Dans le magasin Toys"R"us de la Défense (Hauts-de-Seine) en novembre 2013.
Dans le magasin Toys"R"us de la Défense (Hauts-de-Seine) en novembre 2013. — Vincent WARTNER / 20 MINUTES

Merci qui ? Merci l’électronique junior! En 2013, les Français n’ont pas lésiné sur les jouets technologiques, tablette Storio de Vtech et peluche connectée Furby de Hasbro en tête. Ces deux produits trônent en effet en haut du top 10 des ventes de jouets en euros de l’année écoulée, juste devant  les poupées Monster High de Mattel, selon le bilan annuel du Groupe NPD publié ce jeudi.

Résultat: le marché français du jouet a vu son chiffre d’affaires progresser de 0,7% (3,2 milliards d’euros) alors que le nombre d’unités vendues reculait lui de 2%. Après une année 2012 en recul et malgré la crise, le secteur renoue ainsi en 2013 avec le bon niveau de 2011, année marquée notamment par le succès des toupies Beyblade.

Des achats ciblés sur les grandes occasions

«C’est une satisfaction d’avoir un marché en légère hausse par les temps qui courent», a réagi Michel Moggio, directeur général de la Fédération du Jouet et de la Puériculture (FJP). «Cela montre que le jouet demeure résistant à la crise. Et même si les jouets technologiques sont un des facteurs de bonne croissance, les jouets classiques, comme les Playmobil, les Lego Friends et Legend of Chima ou les cartes à collectionner Pokemon, résistent eux aussi. Les blockbusters ne sont pas les arbres qui cachent une forêt en difficulté, comme ça a pu être le cas par le passé», poursuit-il.

«On observe que les parents ont  tendance à couper leur budget sur les achats d’impulsion de jouets mais à dépenser plus pour les grandes occasions comme les vacances, les anniversaires ou Noël», souligne Frérique Tutt, experte du marché mondial du jouet chez NPD.  Au final, les deux derniers mois de l’année ont ainsi représenté 50% des ventes annuelles du secteur et le seul mois de décembre près de 37%. Quant au prix moyen par jouet, il est passé de 13,97 euros à 14,40 euros en un an.

Pour 2014, la spécialiste se veut plutôt optimiste: alors que la déferlante high-tech n’est pas près de s’essouffler, avec notamment des projets de tablettes avec capteurs de mouvements, certains succès surprises 2013 comme la fée volante de Spinmaster «pourraient bien faire des émules l’an prochain».