PSA: Montebourg défend l’entrée de l’Etat au capital, un «acte de patriotisme industriel»

ÉCONOMIE e ministre a défendu «une alliance qui permet à PSA et à la France de se déployer de nouveau»...

avec AFP

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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, le 13 janvier 2014.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, le 13 janvier 2014. — MEUNIER AURELIEN/SIPA

«Etre présent dans le capital de PSA, c'est un acte de patriotisme industriel». Arnaud Montebourg a défendu le projet annoncé lundi d’une entrée de l’Etat au capital de PSA Peugeot Citroën, avec le chinois Dongfeng.

«Il s’agit d’un projet de développement et de croissance mondiale pour PSA», a déclaré le ministre du Redressement productif sur RTL. Il a expliqué que «l'Etat intervient de multiples manières: il organise la résistance économique lorsque que nous avons des défaillances d'entreprises; il remet de l'ordre dans le désordre, c'est le cas dans les télécoms; il investit là où nous avons à trouver des solutions pour garantir, protéger, défendre des intérêts industriels».

«Une alliance sur un pied d’égalité»

«Ca ne coûtera pas d'argent au contribuable», a assuré au passage Arnaud Montebourg, soulignant que, comme l'avait déjà indiqué le président François Hollande la semaine dernière, le gouvernement comptait financer l'opération en puisant dans les recettes tirées des cessions de participations dans d'autres entreprises.

«On a les participations qui nous permettent de le faire» et «on a déjà vendu pour 1,9 milliard» d'euros de parts dans des sociétés dont le groupe Airbus (ex-EADS) et Safran, a-t-il rappelé.

«Il s'agit en fait d'une alliance sur un pied d'égalité qui permet à PSA et à la France de se déployer de nouveau», a également fait valoir Arnaud Montebourg.

Augmentation de capital de 3 milliards d’euros

Le ministre n'a par ailleurs pas voulu commenter le montant des participations dans PSA que pourraient obtenir l'Etat et Dongfeng, chiffrées à 14% chacune par une source proche du dossier.  Interrogé sur cette question, il a répondu : «je ne peux pas vous donner de détails, mais vous voyez bien à peu près ce qui se dessine».

Le constructeur automobile a confirmé lundi soir un projet d'arrivée de Dongfeng et de l'Etat dans son tour de table, dans le cadre d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros.

Le gouvernement a confirmé dans la foulée être prêt à participer au renflouement du groupe, «au même niveau et dans les mêmes conditions» que Dongfeng.