Dexia: 3 dirigeants de la banque en cours de démantèlement augmentés de 30%

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Au cœur d'une polémique concernant les rémunérations versées à certains de ses dirigeants, la banque Dexia, en cours de démantèlement, va reconsidérer la situation après avoir été interpellée par les gouvernements belge et français.
Au cœur d'une polémique concernant les rémunérations versées à certains de ses dirigeants, la banque Dexia, en cours de démantèlement, va reconsidérer la situation après avoir été interpellée par les gouvernements belge et français. — Philippe Huguen AFP

Trois dirigeants de la banque franco-belge en cours de démantèlement Dexia ont vu leur salaire augmenter de 30% au 1er janvier, à 450.000 euros par an, révèle le Journal du Dimanche.

Nommés mi-décembre au comité de direction de la banque, le directeur financier Pierre Vergnes, le responsable des risques Marc Brugière et le secrétaire général Johan Bohets ont vu leur rémunération passer de 340.000 euros à 450.000 euros, précise le JDD sans citer ses sources.

Ces salaires sont comparables à ceux des dirigeants du Crédit Agricole ou des Caisses d'épargne.

Pierre Vergne et Marc Brugière remplacent Philippe Rucheton, qui était payé 500.000 euros, et Claude Piret, qui était payé 480.000 euros, indique le JDD.

«Dans le contexte particulier de Dexia, la gestion en extinction est un métier complexe qui demande des compétences pointues et des professionnels expérimentés», a fait valoir une porte-parole de Dexia auprès de l'AFP.

«Les décisions prises par le conseil d'administration et annoncées le 13 décembre 2013 sont en ligne avec les pratiques de marché et conformes aux législations en vigueur», a-t-elle ajouté.

Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique, où les salaires de dirigeants d'entreprise publique sont respectivement plafonnés à 450.000 et 290.000 euros par an, rappelle le journal.

Sauvé de la faillite par les Etats belge et français à l'automne 2008, le groupe Dexia a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.

Selon la Cour des comptes, les déboires de la banque ont coûté 6,6 milliards d'euros à la France.