Extension en mer: Monaco a choisi de négocier avec Bouygues

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Le prince Albert II de Monaco a choisi Bouygues Travaux Publics comme opérateur privilégié pour son projet d'extension de six hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera une immense "dalle" sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a confirmé mardi le Palais princier.
Le prince Albert II de Monaco a choisi Bouygues Travaux Publics comme opérateur privilégié pour son projet d'extension de six hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera une immense "dalle" sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a confirmé mardi le Palais princier. — Valery Hache AFP

Le prince Albert II de Monaco a choisi Bouygues Travaux Publics comme opérateur privilégié pour son projet d'extension de six hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera une immense «dalle» sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a confirmé mardi le Palais princier.

«Désormais, une période de 18 mois au maximum s'ouvre à l’issue de laquelle l’Etat et le groupement retenu devront avoir trouvé un accord définitif sur le projet de construction complet», précise le Palais princier dans un communiqué.

Après un premier tour de table avec quatre groupements candidats, Bouygues Travaux Publics était en compétition avec Vinci Concessions.

Les finalistes avaient été choisis «pour leur savoir-faire, leurs compétences techniques et les garanties financières nécessaires à la réalisation de ce projet», rappelle la principauté, qui a annoncé son projet phare des dix prochaines années au seul journal local Monaco-Matin.

En cas de désaccord à l'issue de sa négociation finale avec Bouygues, Monaco pourra toutefois encore frapper à la porte de Vinci.

Le gouvernement a délimité une surface d'une dizaine d'hectares où pourra se loger le nouveau quartier.

Dans ce futur quartier, qui se niche entre deux sites marins préservés, doit surgir dans une dizaine d'années un nouveau quartier d'immeubles de 6 à 10 étages, comprenant logements de grand luxe, parkings sous-marins, commerces, bureaux et une marina d'une quarantaine d'anneaux. En tout, 60.000 m2 de surfaces vendables, hors espaces extérieurs.

Au préalable, le constructeur devra préparer à vingt mètres de fond un socle pouvant soutenir toutes ces constructions, pour un coût estimé à un milliard d'euros qu'il paiera lui-même.

En échange de cet investissement colossal, l'opérateur disposera de droits à construire, même s'il devra notamment rétrocéder à l'Etat monégasque certaines surfaces bâties ou non bâties.

En 2008, la principauté avait renoncé à un projet d'extension sur la mer, deux fois plus grand, en raison de la crise économique mais aussi de la proximité de la réserve marine.