La Bourse de Paris finit sur une hausse timide

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La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants.
La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants. — Joel Saget AFP

La Bourse de Paris a terminé sur une hausse timide mardi (+0,26%), après une séance passée dans le sillage des atermoiements de Wall Street: en baisse d'abord, avant de se reprendre après une ouverture plus optimiste à New York.

L'indice CAC 40 a gagné 10,93 points à 4.274,20 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,9 milliards d'euros. Lundi, il avait gagné 0,30%.

Dans le reste de l'Europe, la Bourse de Francfort a clôturé en hausse de 0,32% et celle de Londres de 0,14%. Par ailleurs, l'Eurostoxx a gagné 0,24%.

Le marché parisien a démarré sur un mauvais pied, souffrant de la fébrilité de Wall Street la veille. Il a ensuite corrigé sa baisse sous l'impulsion de la place américaine, qui a réouvert en hausse grâce à un bon indicateur.

L'augmentation plus forte que prévu des ventes de détail aux Etats-Unis en décembre, juste après la publication des premiers résultats de banques américaines avec JPMorgan et Wells Fargo, ont un peu rasséréné la cote.

"C'était un bon chiffre", bienvenu après un rapport sur l'emploi américain "pas très encourageant" vendredi dernier, estime Andréa Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

"On sent qu'on est dans une phase d'hésitations. On digère petit à petit les chiffres de vendredi dernier (...) Il n'y a pas vraiment de catalyseurs, l'agenda macroéconomique est très pauvre"", souligne-t-il.

Dans la matinée, les marchés européens ont pâti des déclarations de Dennis Lockhart, président de l'antenne régionale de la Réserve fédérale américaine (Fed) à Atlanta, en faveur de la poursuite de la réduction des achats d'actifs. Son discours est venus "s'ajouter à la pression des résultats" des entreprises pour 2013 qui commencent à être publiés, a relevé Toby Morris, un analyste de CMC Markets.

"Il y a des craintes sur ces résultats. On sera assez attentif à ce qui va être publié (...) mais ils pourraient enfin servir de catalyseur", espère Andréa Tuéni.

Les résultats des grandes banques américaines, qui tombent tout au long de la semaine, sont particulièrement attendus. Le secteur est réputé pour être cyclique, capable de confirmer ou d'infirmer la reprise de l'économie.

"Si on a des mauvais résultats dans le secteur bancaire aux Etats-Unis, ça peut affecter le système bancaire dans sa globalité à l'international", ajoute Andréa Tuéni.

Selon lui, les discours des membres de la Fed prévus mercredi pourraient également contenir des indices sur le maintien de la politique de l'institution, après les mauvais chiffres de l'emploi américain.

L'institution devrait accréditer la thèse d'"un accident de parcours plutôt que d'un retournement de tendance", avance-t-il.

Côté européen, la matinée a vu la publication de la production industrielle en zone euro bondir (+1,8%) en novembre.

L'inflation a pour sa part enregistré une hausse anémique sur l'ensemble de l'année dans l'Hexagone. Pour le mois décembre, elle a ralenti au Royaume-Uni et est restée stable en Italie.

A Paris, la conférence de François Hollande, attendu sur ses nouvelles orientations économiques, a également pu nourrir la prudence du CAC, rappelle Andréa Tuéni.

Du côté des valeurs, Gemalto (+5,32% à 84,47 euros) a bondi. Le spécialiste français de la sécurité numérique a été propulsé par son entrée dans la liste des valeurs préférées de la banque américaine Goldman Sachs, selon l'analyste.

Ipsen a pris la dernière place de l'indice SBF 120 (-5,99% à 32,01 euros) après avoir annoncé qu'il allait se lancer seul dans la commercialisation aux États-Unis de son anticancéreux Somatuline.

EDF (+0,86% à 25,20 euros) et GDF Suez (+0,69% à 16,89 euros) ont profité d'informations de presse confirmées à l'AFP par des sources proches du dossier, assurant que les deux groupes vont investir 600 millions d'euros pour prolonger de 10 ans la vie commerciale d'un réacteur nucléaire en Belgique.

SEB a pâti (-3,19% à 61,00 euros) d'un abaissement de sa recommandation par Natixis.

Store Electronic Systems s'est envolé (+11,76% à 15,87 euros) grâce à la progression de 31% de son chiffre d'affaires pour 2013.

Michelin a pris 0,46% à 79,13 euros après deux changements de recommandation, un abaissement par JPMorgan Cazenove et un relèvement par Goldman Sachs. Le groupe a aussi présenté au salon de Détroit un nouveau pneu innovant.

Faurecia a bénéficié (+0,42% à 28,82 euros) du relèvement de sa recommandation par JPMorgan Cazenove. Tout comme Valeo (+0,32% à 85,27 euros), qui entre dans les valeurs suivies par la banque américaine.

Veolia Environnement a progressé, après avoir reculé dans un premier temps (+1,06% à 12,42 euros), après l'abaissement de sa recommandation par Citigroup. Suez Environnement a grimpé (+3,00% à 13,72 euros) après le relèvement de la sienne par la même banque.

Eurotunnel a cédé 2,26% à 8,21 euros, malgré le relèvement de sa recommandation par Barclays et après sa nette progession de la veille.

Enfin, Aéroports de Paris a reculé de 1,41% à 81,64 euros après l'abaissement de la sienne par la même banque.

Euronext (CAC40)