La Bourse de Paris termine en hausse

© 2014 AFP

— 

La Bourse de Paris, qui a marqué le pas cette semaine, continuera à se chercher un cap dans les résultats d'entreprise, au moment où la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) doit confirmer le ralentissement de son aide à l'économie.
La Bourse de Paris, qui a marqué le pas cette semaine, continuera à se chercher un cap dans les résultats d'entreprise, au moment où la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) doit confirmer le ralentissement de son aide à l'économie. — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a terminé en hausse vendredi (+0,60%), reprenant du terrain après son recul de la veille mais ralentie par des chiffres de l'emploi et du chômage contrastés aux Etats-Unis.

L'indice CAC 40 a pris 25,46 points à 4.250,60 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,2 milliards d'euros. La veille, il avait perdu 0,84%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a gagné 0,55% et Londres 0,73%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a pris 0,45%.

Le marché parisien a progressivement gagné du terrain au fil de la journée au point de prendre plus de 1% avant le rapport mensuel sur l'emploi en début d'après-midi. Il a par la suite faibli après cette publication.

«Le marché n'a pas d’éléments positifs qui lui permettraient d'aller vraiment plus haut pour l'instant», résume Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Les chiffres de l'emploi américain ont globalement été accueillis avec prudence par le marché.

Le taux de chômage aux Etats-Unis a reculé bien davantage que prévu à 6,7% en décembre malgré des créations d'emplois beaucoup plus faibles qu'attendu avec 74.000 nouvelles embauches.

Cette contradiction s'explique par le fait que de nombreux sans-emplois abandonnent leurs recherches et disparaissent des statistiques.

«Les chiffres de l'emploi sont décevants et expliquent le ralentissement du marché qui se concentre sur la réalité des chiffres», plutôt que sur ses conséquences sur la politique monétaire, explique Renaud Murail, de Barclays Bourse.

La Réserve fédérale américaine (Fed) s'appuie en effet sur l'amélioration du marché de l'emploi pour réduire progressivement ses rachats d'actifs, jusqu'à présent très favorables aux marchés et qui vont diminuer de 10 milliards de dollars en janvier.

«Le mauvais chiffre de l'emploi pèse sur la tendance en tant que telle», confirme M. Baradez, qui ajoute que «les quelques bonnes statistiques sur la production industrielles ne suffisent pas à relancer nettement le marché».

En France, la production industrielle a rebondi en novembre, après être passée dans le rouge le mois précédent. Même scénario pour l'industrie espagnole, qui voit également sa production rebondir en novembre.

Malgré tout, le marché parisien peut bénéficier d'un début d'année très favorable en zone euro, notamment pour les pays les plus fragiles.

«Le marché aborde 2014 avec moins de stress sur l'Europe», comme le montrent les emprunts réussis cette semaine de l'Irlande et du Portugal, souligne M. Murail.

Mais, selon lui, «le marché devra encore traverser la période des résultats d'entreprises» qui devra confirmer que l'amélioration de l'économie se traduit dans les comptes des sociétés.

La saison des résultats aux Etats-Unis a débuté cette semaine et battra son plein en Europe à la fin du mois.

Parmi les valeurs, le marché a été soutenu par la hausse de plusieurs poids lourds de la cote à l'image de Renault (+3,57% à 62,94 euros), Orange (+3,11% à 9,47 euros), Saint-Gobain (+3,06% à 40,37 euros) et Vallourec (+2,97% à 40,62 euros).

Le secteur du luxe a été recherché après la hausse de l'horloger suisse Swatch Group en 2013. LVMH a gagné 2,32% à 125,80 euros et Kering 1,64% à 145,60 euros.

Axa a pris 0,22% à 20,23 euros après avoir réalisé un emprunt obligataire de 750 millions de livres, soit environ 905 millions d'euros, d'une durée de 40 ans.

Eutelsat a reculé (-2,64% à 21,92 euros), pénalisé par un abaissement de sa recommandation par JPMorgan Cazenove.

Lafarge a pris 0,93% à 54,16 euros. Le groupe a vendu cinq carrières de granulats aux Etats-Unis pour 235 millions d'euros (320 millions de dollars).

Dassault Aviation a gagné du terrain (+1,69% à 962,00 euros), après l'officialisation du contrat d'environ un milliard d'euros, passé avec l'Etat pour faire évoluer l'avion de combat Rafale.

Alstom (-0,59% à 25,48 euros), Legrand (-1,17% à 38,45 euros) et Rexel (-2,39% à 19,42 euros) ont pâti d'un abaissement de recommandation par Bank of America-Merrill Lynch.

Au contraire, Naturex a bénéficié (+4,69% à 62,04 euros) d'une note du courtier Exane-BNP Paribas.

Rodriguez Group a dégringolé (-11,28% à 2,28 euros). Le constructeur et distributeur cannois de yachts de grand luxe a été placé en redressement judiciaire.

Bénéteau a chuté (-5,69% à 13,00 euros). Le numéro un mondial des voiliers de plaisance a annoncé une baisse plus marquée que prévu de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2013-2014.

Enfin, DNXcorp, spécialiste français du commerce en ligne dédié au charme, a gagné 1,66% à 18,40 euros, après son acquisition de quintonic.fr, un site communautaire dédié aux seniors.

Euronext (CAC 40)