Portugal: déficit public réduit à 5,9% du PIB sur neuf mois

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Le déficit public du Portugal s'est établi à 5,9% du PIB sur les neuf premiers mois de l'année, en baisse par rapport aux 6,1% enregistrés à la même période de l'an dernier, a annoncé vendredi l'Institut national des statistiques (Ine).
Le déficit public du Portugal s'est établi à 5,9% du PIB sur les neuf premiers mois de l'année, en baisse par rapport aux 6,1% enregistrés à la même période de l'an dernier, a annoncé vendredi l'Institut national des statistiques (Ine). — Pedro Nunes AFP

Le déficit public du Portugal s'est établi à 5,9% du PIB sur les neuf premiers mois de l'année, en baisse par rapport aux 6,1% enregistrés à la même période de l'an dernier, a annoncé vendredi l'Institut national des statistiques (Ine).

Entre janvier et septembre 2013, les administrations publiques ont enregistré un déficit de 7,16 milliards d'euros, contre 7,56 milliards sur les neuf premiers mois de 2012, a indiqué l'Ine dans un communiqué.

Cette amélioration est le résultat d'une hausse des recettes (+4,9%) plus importante que celle des dépenses (+3,5%).

Sous assistance financière internationale, Lisbonne s'est engagé auprès de ses bailleurs de fonds à ramener le déficit à 5,5% du PIB en 2013 puis à 4% en 2014, alors qu'il s'est élevé à 6,4% en 2012.

En contrepartie d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, le Portugal est tenu de mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur budgétaire et de réformes économiques qu'il espère boucler comme prévu en mai 2014.

Décernant un nouveau satisfecit au plan de redressement portugais, la troïka des créanciers (UE-BCE-FMI) affirmait à la mi-décembre que «l'objectif d'un déficit à 5,5% du PIB en 2013 é(tait) atteignable».

Toutefois, le déficit atteindra 5,9% du PIB si l'injection de 700 millions d'euros de capitaux publics dans la banque Banif est prise en compte, selon les prévisions de la troïka et du gouvernement portugais.

La politique d'austérité défendue par le gouvernement de centre droit a subi un sérieux revers la semaine dernière en raison du rejet par la Cour constitutionnelle d'une mesure phare du budget 2014.

Le Premier ministre Pedro Passos Coelho s'est aussitôt engagé à trouver «aussi vite que possible» une solution pour remplacer les 388 millions d'euros d'économies que représentaient les coupes de près de 10% dans les pensions des fonctionnaires supérieures à 600 euros.