Enhardie par la croissance américaine, Wall Street à de nouveaux sommets

© 2013 AFP

— 

La Bourse de New York, profitant d'un bon indicateur américain, a mis un terme mardi avec vigueur à plusieurs séances consécutives en demi teinte: le Dow Jones a gagné 0,71% et le Nasdaq 1,69%.
La Bourse de New York, profitant d'un bon indicateur américain, a mis un terme mardi avec vigueur à plusieurs séances consécutives en demi teinte: le Dow Jones a gagné 0,71% et le Nasdaq 1,69%. — John Moore Getty Images

Le Dow Jones et le S&P 500 se sont hissés à de nouveaux sommets vendredi à Wall Street, enhardis par des données sur la croissance américaine renforçant la confiance des investisseurs en une reprise économique solide.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones s'est adjugé 0,26% (ou 42,06 points) à 16.221,14 points et le S&P 500 0,48% (8,72 points) à 1.818,32 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 1,15% (46,61 points) à 4.104,74 points, un niveau plus atteint depuis 2000.

Le marché a salué avec enthousiasme les chiffres sur la croissance des Etats-Unis publiés avant l'ouverture car «ils reflètent une économie allant de mieux en mieux», relevait Peter Cardillo de Rockwell Global Capital.

Le Produit intérieur brut (PIB) du pays a crû de 4,1% en rythme annualisé de juillet à septembre après une croissance de 2,5% au deuxième trimestre.

C'est un rythme bien plus soutenu que ce à quoi s'attendaient les analystes.

Cette annonce sonne de plus comme une justification supplémentaire à la décision de la Fed, annoncée mercredi, de commencer à ralentir son soutien monétaire à la reprise.

«Maintenant qu'on sait quand et comment la Fed va diminuer son aide et que l'économie semble aller bien, le marché va sous doute continuer à grimper jusqu'à la fin de l'année», avançait Sam Stovall de S&P Capital IQ. «La traditionnelle envolée de Noël est à son apogée».

Les indices ont aussi profité d'un élément plus technique: plusieurs produits financiers arrivaient à expiration ce vendredi, obligeant les investisseurs à défaire leurs positions et entraînant par la même occasion une augmentation des volumes d'échanges.

Blackberry tente de sauver les meubles

Parmi les valeurs du jour figurait BlackBerry (+15,52% à 7,22 dollars). Le groupe a fait état d'une perte de 4,4 milliards de dollars au troisième trimestre, et les ventes sont en chute libre. Mais il amorce aussi un virage stratégique en confiant au spécialiste taïwanais Foxconn la fabrication de ses futurs smartphones.

Malgré un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, le fabricant d'articles de sport Nike a de son côté reculé de 1,18% à 77,34 dollars.

Les résultats de la compagnie Red Hat, fournisseur de logiciels libres comme Linux, ont en revanche ravi le marché: le titre a bondi de 14,49% à 56,10 dollars.

La société The Jones Group, qui chapeaute plusieurs marques de prêt-à-porter, a pour sa part grimpé de 5,24% à 14,87 dollars. Elle a accepté de se faire racheter par le fonds d'investissement Sycamore Partners pour environ 1,2 milliard de dollars ou 15 dollars par action.

Autre opération d'acquisition importante: le groupe informatique Oracle va encore se renforcer dans l'informatique dématérialisée («cloud») en achetant pour 1,5 milliard de dollars son compatriote Responsys. Son titre a cédé 0,63% à 36,37 dollars.

Dans le secteur de l'aéronautique, Boeing s'est apprécié de 1,11% à 136,67 dollars après une commande de 21 exemplaires du 777-9X, le futur long-courrier du constructeur américain, par la compagnie hongkongaise Cathay Pacific au prix catalogue de 7,48 milliards de dollars.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,887% contre 2,925% jeudi soir et celui à 30 ans à 3,824% contre 3,901% la veille.

Nasdaq NYSE