This Sunday Jan.13, 2013 photo provided by the French Army Monday Jan.14, 2013 shows French Rafale jetfighters on the tarmac after a mission to Mali in N'Djamena, Chad. French fighter jets bombed rebel targets in a major city in Mali's north Sunday, pounding the airport as well as training camps, warehouses and buildings used by the al-Qaida-linked Islamists controlling the area, officials and residents said. (AP Photo/Adj Nicolas-Nelson Richard, ECPAD)/ 
This Sunday Jan.13, 2013 photo provided by the French Army Monday Jan.14, 2013 shows French Rafale jetfighters on the tarmac after a mission to Mali in N'Djamena, Chad. French fighter jets bombed rebel targets in a major city in Mali's north Sunday, pounding the airport as well as training camps, warehouses and buildings used by the al-Qaida-linked Islamists controlling the area, officials and residents said. (AP Photo/Adj Nicolas-Nelson Richard, ECPAD)/  — Adj Nicolas-Nelson Richa/AP/SIPA

INTERVIEW

Echec du Rafale au Brésil: «Une expérience positive pour Dassault»

L'ingénieur général de l'armement Robert Ranquet revient sur ce nouvel échec pour «20 Minutes»...

Le Rafale s’est encore pris un vent. Le Brésil n'achètera pas l'avion de combat français pour équiper son armée de l'air. Le gouvernement brésilien vient d'annoncer qu'il allait acquérir des Gripen suédois. Le contrat porte sur une première tranche de 36 appareils pour un montant de 4 milliards de dollars. Robert Ranquet, ingénieur général de l’armement et directeur adjoint à  l’Institut des hautes études de défense nationale, explique à 20 Minutes sur les conséquences pour la France de cet échec pour l’avion militaire de Dassault.

Pourquoi n’arrivons-nous pas à vendre notre Rafale?

Pour le moment, l’histoire n’est pas encore dite. C’est une annonce d’intention d’achat mais le Brésil peut encore s’en dédire. Fondamentalement, les Brésiliens se sont rendus compte qu’ils n’avaient pas vraiment besoin d’un avion aussi puissant et complet que le Rafale, et donc cher. Le Brésil n’a pas d’ennemis ouvertement déclarés et s’est donc dirigé vers des avions moins coûteux.

Pourquoi dès lors se lancer à peine perdu dans l’appel d’offres?

On ne sait jamais, l’achat peut s’inscrire dans une stratégie de défense à long terme, pour des besoins militaires exceptionnels. Répondre à un appel d’offres est aussi bon pour s’étalonner dans la concurrence internationale. L’expérience est quoiqu’il arrive positive pour Dassault et la France car la construction ne se fait pas uniquement dans une optique d’exportation.

Justement, le Rafale n’est-il pas une erreur?

Non car par exemple, le prospect mené en Inde est sérieux car ses voisins sont lourdement armés et que le pays évolue dans un contexte de tensions. Avant tout le Rafale est un avion de nouvelle génération qui convient à la stratégie de Défense de la France. Si nous pouvions élargir notre palette à des appareils plus bon marché, nous le ferions mais dans un contexte budgétaire comme le notre, nous ne pouvons pas développer 36 gammes.