Kem One: le retrait d'OpenGate «ne change rien», selon Montebourg

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Manifestation d'employés de Kem One devant le tribunal de commerce de Lyon, le 18 décembre 2013
Manifestation d'employés de Kem One devant le tribunal de commerce de Lyon, le 18 décembre 2013 — Jeff Pachoud AFP

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré jeudi devant les salariés du site de Kem One à Balan (Ain) que le retrait de l'offre du fonds américain OpenGate «ne changeait rien au projet» de reprise du groupe chimique.

«Cela ne change rien parce que les deux repreneurs se sont mis d'accord», a déclaré le ministre, qui s'est rendu sur le site de Balan pour tenter de rassurer les salariés à la veille de la décision du tribunal de commerce de Lyon sur la reprise du groupe.

Le ministre, qui s'est déclaré «confiant», s'est d'abord entretenu longuement avec les syndicats à son arrivée à Balan, où sont employés 190 personnes par l'ex-pôle vinylique d'Arkema, en redressement judiciaire depuis neuf mois.

Vendredi, une ultime audience est prévue au tribunal de commerce de Lyon, qui doit décider de l'avenir de 1.300 salariés en désignant un repreneur ou en prononçant la liquidation.

Le fonds OpenGate a retiré jeudi son offre de reprise pour des «raisons techniques», faute de pouvoir la fusionner avec celle de l'industriel français Alain de Krassny, qui reste seul en lice, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

«Les repreneurs ne peuvent pas fusionner leurs offres et OpenGate doit retirer la sienne pour la réintégrer ensuite après la décision du tribunal de commerce», a ajouté la source, qui a comparé la situation à «un jeune couple qui fusionne sa déclaration d'impôts après s'être marié».

Ce changement de stratégie des repreneurs coïncide avec la position du parquet de Lyon, qui avait estimé mercredi, à l'annonce de la fusion de leurs offres devant le tribunal de commerce, que cette solution n'était «pas possible».