Le chiffre d'affaires des casinos français en baisse de 4,25%

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Les 197 casinos français ont annoncé jeudi un produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains) en baisse de 4,25% à 2,178 milliards d’euros pour leur dernier exercice annuel
Les 197 casinos français ont annoncé jeudi un produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains) en baisse de 4,25% à 2,178 milliards d’euros pour leur dernier exercice annuel — Pascal Pavani AFP

Les 197 casinos français ont annoncé jeudi un produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains) en baisse de 4,25% à 2,178 milliards d’euros pour leur dernier exercice annuel (1er novembre 2012 - 30 octobre 2013).

Dans un communiqué commun, les trois syndicats patronaux de la profession (Casinos de France, Syndicat des casinos modernes de France, Association des casinos indépendants français) relèvent que cette baisse porte à 22,5% le montant des baisses de CA depuis six ans.

Le PBJ des jeux est l'équivalent du chiffre d'affaires des casinos qui ne publient pas le montant des mises enregistrées dans leurs établissements.

L'exercice 2011-2012 s'était conclu par une baisse du PBJ de 1,8% à 2,275 milliards d'euros après la modeste embellie (+ 0,95 %) de l'exercice 2010-2011.

Dans leur communiqué, les casinotiers soulignent qu'ils ont appelé «à plusieurs reprises, l’attention» des ministères de tutelle (Intérieur, Budget) «pour les alerter sur cette dégradation et réclamer une plus grande liberté d’action d’entrepreneurs face à des concurrents (Française des Jeux, PMU et jeux en ligne) qui bénéficient de la prévenance constante des pouvoirs publics».

La profession «a le sentiment d’avoir été partiellement entendue sur l’adaptation de son offre de jeux», à la suite de l'autorisation récente de nouveaux jeux et de nouveaux horaires. Pour autant les casinos rappellent leurs demandes, comme la création d'une autorité de régulation commune à tous les opérateurs de jeux «pour une politique des jeux équilibrée» ou l'adaptation «de la fiscalité pour permettre la reprise des investissements».