Le Brésil choisit l'avion de chasse suédois plutôt que le Rafale français

ECONOMIE Le Brésil n'a pas choisi l'avion de chasse français...

avec AFP

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This Sunday Jan.13, 2013 photo provided by the French Army Monday Jan.14, 2013 shows French Rafale jetfighters on the tarmac after a mission to Mali in N'Djamena, Chad. French fighter jets bombed rebel targets in a major city in Mali's north Sunday, pounding the airport as well as training camps, warehouses and buildings used by the al-Qaida-linked Islamists controlling the area, officials and residents said. (AP Photo/Adj Nicolas-Nelson Richard, ECPAD)/ 
This Sunday Jan.13, 2013 photo provided by the French Army Monday Jan.14, 2013 shows French Rafale jetfighters on the tarmac after a mission to Mali in N'Djamena, Chad. French fighter jets bombed rebel targets in a major city in Mali's north Sunday, pounding the airport as well as training camps, warehouses and buildings used by the al-Qaida-linked Islamists controlling the area, officials and residents said. (AP Photo/Adj Nicolas-Nelson Richard, ECPAD)/  — Adj Nicolas-Nelson Richa/AP/SIPA

Le Brésil a mis fin mercredi à plus de dix ans de négociations et de reports en choisissant l'avion de chasse Gripen NG du Suédois Saab aux dépens du Rafale de Dassault-aviation et du F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing, pour un contrat de 4,5 milliards de dollars.

«Après avoir analysé tous les faits, la présidente Dilma Rousseff m'a chargé d'informer que le vainqueur (...) était l'avion suédois Gripen NG», a déclaré Celso Amorim, ministre brésilien de la Défense, au cours d'une conférence de presse donnée peu après la révélation de l'information par les médias locaux.

>> Dassault réussira-t-il à vendre son avion Rafale?

Le ministre a précisé que le choix de l'avion de quatrième génération destiné à remplacer les Mirage 2000 français qui devraient être mis très prochainement au rebut «était fondé sur l'équilibre entre trois points : le transfert de technologie, le prix de l'avion et le coût de son entretien».

Regrets de Dassault Aviation

La négociation point par point du contrat entre l'armée de l'Air brésilienne (FAB) et la Saab prendra du temps, «de 10 à 12 mois» et le premier appareil devrait être livré au Brésil en 2018, a précisé M. Amorim. La signature du contrat est prévue à la fin de l'année prochaine, a souligné de son côté le commandant de l'Armée de l'air, Juniti Saito.

L'avionneur brésilien Embraer «tirera de grands bénéfices de cette décision», a ajouté le militaire. L'avion de combat français de Dassault-aviation était en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et le Gripen NG pour cet appel d'offres lancé il y a plus de dix ans et émaillé de plusieurs reports, notamment en raison de coupes budgétaires.

Boeing sur la touche également

La présidente brésilienne a ainsi opté pour l'avion considéré par les experts comme le moins cher. L'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) était favorable au Rafale, mais il avait finalement laissé la décision à son successeur, la présidente Dilma Rousseff. Sous Lula, le Brésil avait acquis des hélicoptères et des sous-marins français.

Début 2011, Dilma Rousseff avait repoussé l'annonce du résultat de l'appel d'offres. Dans un communiqué publié mercredi soir Dassault Aviation a fait état de ses regrets sur le choix du Brésil. 

Selon la presse, Dilma Rousseff penchait pour Boeing, toutefois les récentes révélations sur l’espionnage de la présidence brésilienne par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine auraient définitivement enterré les espoirs américains.